Ernest Esclangon
Ernest Esclangon est un savant bien atypique qui aura été membre de la Société Scientifique d’Arcachon depuis le 17 juin 1906, il a alors 30 ans, et où il avait sans doute été intronisé par son ami le docteur bordelais Jean Sellier, jusqu’à sa mort intervenue en 1954.
Pour mieux le découvrir, écoutons ce qu’en disait le Docteur Georges Fleury lors de l’assemblée du 27 février 1955 de cette société savante :
Au cours de l’année passée nous avons eu à déplorer le décès de M. Ernest Esclangon, membre honoraire de notre Société.
A l’assemblée générale du 24 avril 1932 le président Jules Lalesque s’exprimait ainsi : « Membre de la Société depuis plus de vingt ans, M. Esclangon nous a rendu des services techniques importants ; c’est pourquoi en raison d’une collaboration qu’on ne saurait oublier, il a été décidé d’inscrire parmi les membres honoraires de la Société notre éminent collègue, actuellement directeur de l’Observatoire de Paris. »
Membre de l’Institut, ancien président de l’Académie des sciences, directeur honoraire de l’Observatoire de Paris, commandeur de la Légion d’honneur, Ernest Esclangon est mort le 28 janvier 1954 à l’âge de 78 ans.
En 1899, dès sa sortie de l’Ecole normale supérieure, il travaille à l’Observatoire de Bordeaux. En 1902, à la faculté des sciences de cette ville, il est chargé du cours de mécanique rationnelle. En 1904, il est reçu docteur ès sciences mathématiques. En 1905 il est nommé astronome-adjoint à Bordeaux ; en 1919 directeur de l’Observatoire de Strasbourg ; en 1921 directeur de l’Observatoire de Paris, poste qu’il conservera jusqu’en 1944.
Ernest Esclangon est l’auteur de nombreux ouvrages de mathématiques pures, de phy-sique et d’astronomie.
Pour les profanes et pour les français son nom reste attaché à l’invention de l’horloge parlante.
La Société scientifique s’incline respectueusement au souvenir du savant qui en servant la science a bien servi son pays.
Combien d’Arcachonnais savent que l’inventeur de l’horloge parlante a été fidèle pen-dant si longtemps à cette Société scientifique d’Arcachon dont on veut aujourd’hui démolir les murs ?
Si nous devions leur conseiller un ouvrage, nous choisirions sans hésiter le somptueux bouquin qu’Alfred Ungerer a consacré en 1931 aux Horloges astronomiques et monumentales les plus remarquables de l’antiquité jusqu’à nos jours et pour lequel il a demandé une préface à Ernest Esclangon.
Ernest Esclangon, Mison (04200) 17 mars 1876, Eyrenville (24560) 28 janvier 1954.