Les dessous nauséabonds du Notre-Dame-des-Landes arcachonnais

Posté par admin le 07 11 2017
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 ou le récit étonnant de tentatives de spoliation scandaleuses.

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L’élément fondateur de cette affaire du Notre-Dame-des-Landes arcachonnais a été la création, intervenue en 2010, de la zone UD dans le Plan Local d’Urbanisme.
À l’initiative de la Mairie mais avec l’appui ou la complicité de l’Université.
Comme l’aurait fait une association de malfaisants.
Cette zone de 6 000 m2, à cheval sur le boulevard de la Plage, s’est vue ainsi attribuer des droits à construire dérogatoires et outranciers ayant pour conséquence de multiplier au moins par quatre la valeur des terrains la composant.
Aussitôt, cela a fait naître nombre de convoitises.

Plan de la zone UDCliquez deux fois pour agrandir l’image

La Mairie d’abord entendait bien faire ainsi pour son propre compte une quadruple culbute sur le terrain qu’elle possédait au sud du boulevard de la Plage, dite parcelle de la Maison Universelle.

C’est d’ailleurs la seule raison qui lui avait fait incorporer cette propriété dans ladite zone UD au mépris de l’égalité en droit qui doit régner entre propriétaires voisins.
Elle voulait faire une quadruple culbute, mais la Justice en a décidé autrement.
La cour d’Appel de Bordeaux lui a confisqué ce bien et en a rendu la propriété aux héritiers du généreux donateur qui l’avait légué, il y a bien plus d’un siècle, à la ville.
S’il ne s’agissait pas d’une tentative de spoliation, de quoi s’agissait-il ?
De l’autre côté du boulevard, l’Université de Bordeaux n’entend pas être en reste.
En reste de convoitises.
De ce côté, l’histoire est plus compliquée mais tout aussi croustillante.
À notre droite, une institution qui passe pour être prestigieuse : l’Université. Enfin l’université dans son avatar régional, l’Université de Bordeaux.
À notre gauche, une très vieille dame on ne peut plus respectable : la Société Scientifique d’Arcachon.
Quand la première entreprend de voler la seconde.
Aujourd’hui on ne doit plus s’étonner de rien.
Et si l’Université est une voleuse son président, Manuel Turon de Lara, tout docteur qu’il soit serait donc un voleur.
Il n’est quand même pas homme à arracher dans la rue les sacs à mains des vielles dames.
Enfin, pas que l’on sache.
Pour le moment, il sous-traite à son homme de main.
À Antoine Grémare, un universitaire, c’est-à-dire un complice il faut bien appeler un chat un chat.
Un universitaire couvert de diplômes.
Sa spécialité, à celui-là, ce n’est pas l’effraction au pied de biche, le chèque sans provision ou le vol à l’arraché.
Son truc à lui, c’est le conflit d’intérêts.
Il s’immisce subrepticement dans le conseil d’administration de sa proie pour la piller de l’intérieur.
Vous voulez des preuves ?
Il suffit de s’en remettre aux comptes rendus des assemblées générales de cette Société Scientifique.
Celui du 25 avril 2015 est particulièrement gratiné.
Il nous apprend que c’est Internet qui a permis à son président, Pierre-Jean Labourg, de découvrir les manœuvres de cet Antoine Grémare.
En catimini, dans le dos du conseil d’administration auquel il appartient, il a magouillé le déclassement de la parcelle sur laquelle est construit le Musée-Aquarium de la Société Scientifique.
Et vas-y coco.
Le président a eu une “discussion animée” avec lui, c’est la formulation politiquement correcte pour dire qu’il lui a passé une bonne avoinée, bien méritée.
Quand les bornes sont dépassées, il n’y a plus de limites.
Mais comme à chaque fois, le président a fini par avaler la couleuvre.
Toutes choses égales par ailleurs, à lire ces comptes rendus, les relations d’Antoine Grémare avec Pierre-Jean Labourg ne sont pas sans rappeler celles qu’il y aurait eu entre François-Marie Banier et Liliane Bettencourt…
Avaler des couleuvres, à croire que c’est son occupation préférée, à ce Président.
Alors on lui en sert.
Sauf que.
Sauf que cette Société Scientifique doit être considérée comme la propriétaire officielle de ce Musée-Aquarium que l’Université veut s’approprier sans autre forme de procès.
Mais des procès, il risque d’y en avoir.
À l’allure où vont les choses, il ne va même pas y avoir besoin de se baisser pour en ramasser.
Nous autres du Collectif Populaire de Défense des Aquaria Convoités (le CPDAC), cela fait un moment que nous les avons vus venir les voleurs de l’Université avec leurs gros sabots.
Et leur appétit insatiable de spoliateurs patentés.
Le prix de ces locaux s’évaluant sans doute en millions d’€uros, ce ne sont pas de voleurs de poules dont on vous parle.
Le 17 février 2012, nous avons demandé par courrier recommandé à Antoine Grémare de bien se tenir.
Et nous en avons profité pour prévenir le président Pierre-Jean Labourg.
Sans aucun résultat.
Même pas une réponse de l’un ou de l’autre.
Mais que fait la police ?

Copie de la lettre du 17 février 2012Cliquez deux fois pour agrandir l’image

Et là, c’est une négligence coupable de Pierre Jean-Labourg, parce qu’au même moment ça combinait dur dans son dos.
Le 31 janvier 2012, même pas trois semaines avant notre courrier alors que nous-mêmes nous n’étions au courant de rien, le conseil d’administration de l’Université de Bordeaux I se réunissait et décidait l’inutilité́ de l’ensemble immobilier sis à Arcachon (33120) place Peyneau cadastré section AL n°s 3-4-322 et 323 pour une superficie totale de 4 881 m2.
Un ensemble immobilier dont une partie est propriété, pour l’avoir fait construire elle-même, de la Société Scientifique.
Mais manque de chance, l’Université oubliait de prévenir cette Société Scientifique de l’objet de sa réunion.
On a beau être universitaire, on ne peut pas toujours penser à tout.
Là-dessus, par un avis en date du 26 mars 2012, le recteur de l’Académie de Bordeaux, Chancelier des Universités d’Aquitaine, décidait que l’ensemble immobilier dénommé “Station Marine d’Arcachon” d’une superficie totale de 4 881 m2 cadastré section AL n°s 3-4-322 et 323 ne présentait plus d’intérêt pour le Rectorat et qu’il devait être désaffecté.
Est-ce que ce recteur a pris cette décision à l’insu de son plein gré, ou est-ce qu’il était aussi tête en l’air que les universitaires de l’Université de Bordeaux I, eh bien, vous le croirez si vous le voulez, lui aussi bêtement a complètement oublié de prévenir la Société Scientifique de sa décision.
Mais peut-être aussi que personne n’avait pris la peine de lui dire que la Société Scientifique exploitait depuis bientôt 150 ans et continue présentement d’exploiter son Musée-Aquarium dans l’ensemble immobilier qu’il a décidé de désaffecter.
Seule l’enquête qui ne manquera pas d’être diligentée permettra de définir avec précision les responsabilités de chacun.
Et dans la foulée, le 29 juin 2012, le Préfet de la Gironde prenait un arrêté portant déclassement du domaine de l’État et déclaration d’inutilité des quatre mêmes parcelles.
Le Préfet ou la Préfecture omettaient, eux aussi, d’en informer cette malheureuse Société Scientifique.
Et bien sûr, Antoine Grémare a été tenu dans la même ignorance de ces évènements et c’est la seule raison pour laquelle il n’a pas pu en parler au président Pierre-Jean Labourg.

Copie d’un mail d’Antoine Grémare qui montre que c’est lui qui tire les ficelles du projet de POA – Cliquez deux fois pour agrandir l’image

Le 9 novembre 2012, c’est le président de l’Université de Bordeaux I, de l’époque, qui présentait lui-même à la Préfecture une demande « pour la démolition totale de la station marine d’Arcachon ; sur un terrain situé 2 rue du Professeur Jolyet  à Arcachon (33120) ».
On ne sait pas s’il portait une cagoule ce jour-là pour ne pas être reconnu comme le font généralement les margoulins aguerris. Mais le Président de la Société Scientifique devant ignorer cette démarche, il ne s’agissait pas de se faire surprendre.
Le 4 janvier 2013, la Préfecture accordait un permis de démolir de l’ensemble des constructions sises sur cette parcelle y compris, bien sûr, le Musée-Aquarium.
Les universitaires négligeaient encore une fois de transmettre ce document à qui de droit.
On ne sait pas jusqu’où peut aller la duplicité des ces gens-là, mais il semblerait bien qu’ils seraient même allés jusqu’à oublier de l’afficher publiquement.
Contrairement à toute réglementation.
À la Mairie on nous a simplement dit que s’il avait été affiché, il l’avait dû l’être dans les derrières, « dans un bosquet ». En tous les cas loin de la vue du Président de la Société Scientifique.
Personne dans notre collectif ne peut témoigner avoir vu cet affichage.
Sans doute pour ne pas aller assez souvent et assez profondément dans les bois.
La vénérable Société Scientifique d’Arcachon rabaissée au rôle de cinquième roue du carrosse.
Toute cette cuisine faite dans le dos de son président a débouché sur une promesse de vente de ces parcelles, laquelle promesse a été diffusée sur Internet ce qui lui a permis de découvrir le pot aux roses.
Et dans cette promesse on peut lire :
Deux constructions ont été édifiées sur la parcelle cadastrée section AL n°322 dits “bâtiment Nord” et “Bâtiment Aquarium”: il semblerait que ces constructions aient été édifiées en partie par la Société Scientifique d’ARCACHON et mises à la disposition de l’Université de BORDEAUX I par deux conventions en date des années 1948 et 1971.
Il n’existe pas d’acte constitutif de droits réels ayant autorisé la Société Scientifique d’ARCACHON à construire sur un terrain appartenant à l’ÉTAT. 
En l’absence d’éléments probants contraires, l’ÉTAT est propriétaire des bâtiments. 
Tout à coup on découvre l’existence de cette Société Scientifique. Et de ses locaux.
Mais on ne va pas s’embarrasser de ce problème.
Une petite pirouette va suffire.
En l’absence d’éléments probants contraires, l’ÉTAT est propriétaire des bâtiments. 
Oh, le mensonge effronté !
Qui ne va pas échapper à un membre attentif de ladite société.
Pour lequel il n’y a pas d’autres solutions, en l’espèce, que de demander à la Justice quel est le véritable propriétaire de ces locaux.

Copie de la lettre au Président de la Société ScientifiqueCliquez deux fois pour agrandir les images

Exactement comme cela s’est passé pour la parcelle de l’autre côté du boulevard.
Ce membre attentif a conseillé pour cela au Président d’engager une procédure en usucapion s’appuyant sur la prescription acquisitive.
C’est très technique.
Lequel président lui confirme en retour que la Société Scientifique est bien propriétaire de ses locaux mais il juge, sans en référer à son conseil d’administration ni même sans prendre l’avis de son vice-président, qu’une procédure judiciaire serait trop hasardeuse pour être engagée.
Ce qui ne nous donne pas envie de lui confier notre patrimoine.

Copie de la réponse de Pierre-Jean Labourg Cliquez deux fois pour agrandir les images

Et maintenant que va-t-il se passer ?
Va-t-on laisser la Société Scientifique se faire voler comme au coin d’un bois sans que personne ne bouge ?
Voilà une Société Scientifique qui exploite maintenant depuis plus de 150 ans son Musée-Aquarium dans des locaux qu’elle a fait construire elle-même à ses frais et dont elle s’est toujours comportée, au vu et au su de tout le monde, comme la seule propriétaire et qui serait jetée dehors comme une malpropre sans être dédommagée en monnaie sonnante et trébuchante ?
Alors qu’elle est menacée par des convoiteurs dont l’unité de compte est la dizaine de millions d’€uros.
C’est le Far-West !
Le plus drôle de l’histoire c’est que pour créer cette fameuse zone UD, source de toutes ces convoitises, la Mairie a eu recours à une révision simplifiée du PLU, laquelle procédure ne peut légalement se faire que dans le cadre de l’intérêt général.
Et on voit bien aujourd’hui que l’intérêt général, tout le monde s’en fout.
Ils n’ont tous qu’un seul leitmotiv, on veut des sous, on veut des sous…

Pour le CPDAC

Vulgum Hippocampus.

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07Nov

2 commentaires pour “Les dessous nauséabonds du Notre-Dame-des-Landes arcachonnais”

  1. Bougès dit :

    Contactez l’émission “cash investigation” pour faire état de ce scandale, Elise Lucet se fera un plaisir de mettre l’affaire au grand jour
    Ça suffit les horreurs sur le front de mer. On n’a pas besoin de casinos supplémentaires à arcachon,.Ni d’un hôtel 5étoiles. Ces projets sont de la pure mégalomanie de quelqu’un qui pensait devenir ministre. Or ce temps est révolu, qu’on arrête le massacre avec ces immeubles monstrueux. M Bougès

  2. SABLAYROLLES dit :

    Merci pour toutes ces informations qui me désolent.
    Mais que puis je faire pour vous aider ?
    Bien cordialement,

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