Après l’abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes, exigeons celui du Notre-Dame-des-Landes arcachonnais !

      Imprimer cet article Imprimer cet article
Dans notre communication du 15 juillet dernier, nous vous disions notre certitude que le transfert de l’aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes ne se ferait pas.
Et nous nous étions appuyés pour cela sur le bon sens qui finit toujours par triompher dans notre pays.
Et c’est ce qui s‘est produit en Loire-Atlantique.
Cela est rassurant.
Qui nous donne aujourd’hui un regain de motivation dans notre combat.
Ce que les Bretons ont réussi, nous autres Gascons, devons le réussir.
Tous les opposants aidés des « zadistes », par leur détermination sans faille, ont gagné leur combat.
Le projet de Notre-Dame-des-Landes était à l’évidence un mauvais projet.
Le projet du Notre-Dame-des-Landes arcachonnais n’est pas mauvais, il est débile.
Mais nous, contre qui devons-nous combattre pour tenter de sauvegarder notre cher Musée-Aquarium ?
 
Malgré ce que l’on essaie maladroitement de nous faire croire, ce projet est essentiellement porté par la Mairie qui en est la seule à l’origine.
Et la Mairie, c’est le maire et son Conseil Municipal.
Pas tout le Conseil Municipal.
Seulement les conseillers de la majorité municipale.
Vingt-sept conseillers municipaux.
Ce sont ceux-là nos ennemis.
Ceux qu’il nous faut combattre.
Le maire, comme tous les arcachonnais, est amoureux de sa ville.
Il l’a souvent montré.
Un exemple récent.
Ce nouvel immeuble qui remplace l’ancien restaurant Le Bordeaux.
Il est le parfait exemple de ce qui est souhaitable de faire dans la ville.
A contrario, ses deux immeubles voisins, de chaque côté, restent les modèles de ce qu’il ne fallait pas faire.
Alors pourquoi tout ce béton en bord de mer ?
Partout où il est possible d’en mettre.
Et même au-delà.
Sur la rue du Professeur-Jolyet elle-même, pour l’hôtel 5 étoiles.
Sur le domaine public maritime, pour le POA.
Et si l’on n’en met pas dans votre jardin, c’est que l’on n’y a pas pensé.
Plus de 33 000 mètres carrés de béton.
Sans compter les sous-sols.
Une vraie folie.
Beaucoup, dans la ville, pensent que les éventuelles commissions occultes que l’immobilier a l’habitude de générer sont directement proportionnelles à la quantité de béton projetée.
Certains même font plus que le penser, ils nous le disent.
Mais personne ne nous l’a encore prouvé.
Et nous au CPDAC, nous ne croyons que ce qui est avéré.
Nous ne savons pas ce qui pousse ainsi le maire à vouloir massacrer notre bord de mer.
Il doit avoir ses raisons.
À défaut d’en avoir de bonnes.
Mais si nous ne les connaissons pas, son équipe municipale ne les connaît pas plus que nous.
Ce qui n’est pas sans nous étonner.
Qu’est-ce que c’est que ce projet si mal ficelé ?
– Qui s’est appuyé sur une tentative de spoliation des ayants droit du généreux donateur du legs Soulié-Cottineau.
Et a fait perdre à la ville et à ses contribuables une perle de son patrimoine.
Le maire a-t-il demandé l’avis de son équipe municipale avant d’ester en justice contre ces ayants droit ?
– Qui s’appuie sur la ferme intention de l’Université de voler comme au coin d’un bois la Société Scientifique.
Un dol qui de toute façon a vocation à être examiné un jour ou l’autre par un tribunal.
Et pas un seul membre de l’équipe majoritaire ne s’est levé une seule fois ne serait-ce que pour demander ce qu’était véritablement cette épouvantable tambouille.
Ça n’est pas rassurant.
Notre ennemie, c’est donc cette majorité municipale.
Qui suit bêtement sans rien comprendre.
Le Général avait dit que les français étaient des veaux.
Ils le sont de moins en moins.
Seule l’équipe municipale majoritaire semble vouloir maintenir la tradition envers et contre tout.
Nous allons faire comme Coluche.
Nous allons vous donner les noms[1].
Afin que nul n’en ignore.
Et pour que les générations qui nous suivent sachent à qui elles devront le massacre de leur ville.
May ANTOUN, Patrice BEUNARD, Nicole BIESEL-LÉGER, Alexis BONNIN, Geneviève BORDEDEBAT, Patrick CAPTUS, Catherine CASSOT, Martine CAUSSARIEU, Jean Paul CHANSAREL, Eugène CŒURET, Marie-Claire DEPARDIEU, Sophie DEVILLIERS, Monique DUBROCA, Julien GHYSELS, Yves HERSZFELD, Vincent LANDAIS, Patrick LEFEBVRE, Nadine LIMOUZIN, Bernard LUMMEAUX,  Annie LUQUET, Claire MARESCOT, Yvette MAUPILÉ, Christiane MOULS, Martine PHELIPPOT, Daniel PHILIPPON, Paul SCAPPAZZONI, Simon SEGURA.
Parmi tous les conseillers municipaux de la majorité, en regroupant les trois mandatures, il n’y en a eu que deux pour se rebeller au fil du temps contre l’inacceptable.
Madame Hélène Gracieux et Madame Françoise Visticot.
Bravo Mesdames !
Et merci de vous opposer au massacre annoncé de notre littoral.
Votre attitude courageuse et éclairée conforte si besoin en était la légitimité du combat féministe qui anime la société occidentale depuis bientôt un demi-siècle.
Et ce n’est certainement pas en revendiquant d’en avoir dans le slip que vos collègues masculins de l’équipe majoritaire pourraient prétendre vous être supérieurs.
Arcachon vit une fin de règne dont nous ne savons pas si elle est plus pathétique que pitoyable ou plus pitoyable que pathétique.
Une chose est sûre, c’est qu’elle est néfaste à la ville.
Le maire fait aujourd’hui penser à Sa Majesté l’Empereur Jean-Bedel Bokassa 1er, qui déchu, se serait retrouvé directeur despotique d’une vaste maison de retraite.
Et ce n’est pas le style commun, essentiellement m’as-tu-vu, de la salle du trône du palais de Berengo et du bureau du maire dans la mairie d’Arcachon, tous les deux payés avec l’argent du peuple, qui pourrait atténuer cette vilaine impression.
Despote le maire ?
Oh que non !
Surtout si l’on en croit son premier adjoint, Monsieur Daniel Philippon, qui déclarait publiquement il n’y a encore pas si longtemps :
« Le maire nous a transmis cette obsession de l’écoute et du dialogue. »
Tout le monde a pensé qu’il valait mieux entendre ça que d’être sourd.
Mais au CPDAC, nous sommes gentils.
Et nous faisons crédit à Monsieur Daniel Philippon de ne pas croire lui-même un seul mot de ce qu’il dit.
Parce que s’il n’en était pas ainsi, c’est que la situation serait bien plus détériorée que nous ne le pensons.
Nous savons que le maire a assujetti son équipe municipale à un strict protocole aux termes duquel il est interdit à chaque conseiller de répondre de son propre chef à quelque question que ce soit d’un administré.
Ce protocole exige que le conseiller en réfère à la mairie qui lui donnera la réponse à apporter.
Et gare à celui qui ne respecterait pas la consigne.
C’est cela Monsieur Daniel Philippon votre obsession de l’écoute et du dialogue ?
Vous vous moquez de vos administrés.
A l’occasion de son élection, notre nouveau et jeune Président de la République a balayé et ringardisé l’essentiel des cadres des grands partis politiques qui en 30 ans n’avaient réussi qu’à entraîner le pays dans le déclin.
Après cela, le corps législatif a subi la même épuration bénéfique.
Dont a été victime le maire d’Arcachon qui parfois accessoirement légiférait.
Reste maintenant le problème des élus municipaux.
On nous a dit que 80 % des élus locaux de la région concernée par le projet de transfert d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes étaient favorables à celui-ci.
Dans les cris d’orfraie poussés par ceux-ci, accompagnant la décision de l’abandon de ce projet, nous n’avons relevé aucune velléité de démission.
De qui que ce soit.
Ne sont pas respectables ces gens-là.
Il faut à l’évidence un coup de balai dans les conseils municipaux.
Où siègent encore des rescapés de l’ancien monde : les godillots.
Dont la valeur ajoutée dans la gestion de la ville est nulle.
Encéphalogramme plat.
Et à Arcachon, ce coup de balai ne pourra être que salutaire…
Parce que le Premier Ministre, Édouard Philippe, a promis que l’on continuerait à aménager le pays en prenant en compte, désormais, une meilleure qualité de vie et un plus grand respect de l’environnement.
Message que nos 27 conseillers municipaux, trop occupés à cirer les chaussures du chef, ne semblent pas avoir entendu.
Faut-il désormais espérer que les zadistes envahissent la ville pour nous aider à enterrer définitivement le projet débile du Notre-Dame-des-Landes arcachonnais, à l’instar de l’original ?
Ou faut-il le craindre ?
Nous ne le savons pas.
Mais ce que nous savons, c’est que la ville le mériterait.
Le mauvais projet de Notre-Dame-des-Landes a été abandonné, et finalement 76 % des Français approuvent aujourd’hui ce choix.
Lorsque le projet débile du Notre-Dame-des-Landes arcachonnais sera à son tour abandonné, il est fort à parier que 90 % des Arcachonnais feront de même.
Notre-Dame-des-Landes, priez pour nous.
Arcachon, le 22 janvier 2018.
                                                            Pour le CPDAC.
[1] Le site Internet de la ville d’Arcachon, payé par tous les contribuables arcachonnais, a une bien curieuse façon de présenter les membres du conseil municipal.
D’abord le maire, suivi des neuf adjoints. Puis les conseillers municipaux de base qui ne sont que 17. Ne sont effectivement mentionnés comme conseillers municipaux que ceux appartenant à la majorité municipale. A l’exception de l’une d’entre eux qui doit être la conseillère mystère. Viennent ensuite cinq personnes qualifiées seulement d’opposition. On ne sait pas s’il s’agit du personnel d’entretien de la salle du conseil ou de gens contagieux qu’il ne faut pas fréquenter ou encore de quelque chose d’approchant. Mais cela ne semble pas être des conseillers municipaux à part entière.

1 commentaire

  1. Bien envoyé! je rajouterais que ce sujet n’est pas unique à Arcachon, c’est tout le bassin (et bord de côte) qui est dans cette mouvance.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.