Un article de Sud Ouest du 18 janvier 2005

Posté par admin le 01 11 2009

Un article paru dans Sud Ouest le 18 janvier 2005

Un article paru dans Sud Ouest le 18 janvier 2005

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01nov

Situation Juridique

Posté par admin le 28 10 2009
Situation Juridique.
Historique.
Essayons de faire un résumé des épisodes précédents qui nous ont amené à la situation ac-tuelle.
2001.
Tout semble partir de cette année-là.
L’Université de Bordeaux se trouve à l’étroit dans les locaux qu’elle occupe autour du Musée-Aquarium et émet pour s’agrandir le projet de faire l’acquisition du terrain mitoyen appartenant aux Ponts-&-Chaussées Maritimes. Le financement de l’agrandissement du laboratoire d’océanographie biologique d’Arcachon est alors inscrit pour 2,3 millions d’€uros dans le plan Etat-Région du moment.
La nouvelle équipe arrivée à la mairie à l’occasion des élections municipales du mois de mars, voit dans ce désir de développement de l’Université, l’occasion inespérée de la déplacer et de récupérer le terrain en bord de mer sur lequel elle est implantée.
Le terrain dit de Castelnau, au fond du port, est alors proposé à titre d’échange à l’Université qui, en accord avec la Société Scientifique, le refuse pour être trop exigu. (Il mesurait 1 500 m2 à comparer aux 5 000 m2 couverts par le terrain de la rue du professeur Jolyet complété par celui de la subdivision maritime de la DDE)
2002-2005.
Le terrain de l’Université continue d’entretenir bien des convoitises.
En avril 2005, le Maire d’Arcachon, entouré de Thierry Rogelet, sous-préfet de la Gironde et de Francis Hardouin, président de l’Université de Bordeaux 1, dévoile tout à coup ses batteries et annonce publiquement son projet de voir l’Université transférée en lieu et place de la piscine située à Pereire et un hôtel 4 étoiles assorti d’un casino de jeux la remplacer en bord de mer.
Le terrain de la piscine avoisinerait les 6 000 m2 et la construction du nouveau pôle océanogra-phique serait évaluée aux alentours de 11 millions d’€uros en partie financés par le Conseil Régional. Dans le nouvel hôtel en bord de mer seraient transférés les jeux du Palatium. Le tout serait agrémenté d’une halte nautique située à l’Est de la jetée d’Eyrac, permettant d’accéder au site par mer, 24 heures sur 24.
Dans la livraison du 30 avril 2005 du journal Sud Ouest, le docteur Robert Fleury, président de la Société Scientifique d’Arcachon répond aux questions d’un journaliste :
Que vous inspire le projet de déplacement de la station marine ?
– C’est une première mondiale ! Voir une station marine océanographique en pleine activité, située logiquement au bord de la mer reculer, pour mieux étudier l’océan, à plus de 100 mètres du rivage, sur le site d’une piscine d’eau douce désaffectée !
J’ai d’abord cru à un canular. Le programme d’extension de la station, inscrit au contrat de plan Etat-région 2000-2006 avait débuté, en 2002, par l’achat, à proximité du site actuel, par l’Université de terrains pour 1,2 millions d’€uros…
Que vous a-t-il été proposé dans le cadre de ce transfert :
– Rien. A ce jour aucune proposition sérieuse ne nous a été faite. On nous a simplement fait comprendre que si l’on ne partait pas on serait expropriés. L’Université évoque la cession d’un terrain en AOT (attribution en occupation temporaire) or actuellement nous sommes proprié-taires de nos locaux.
Nous avons construit sur le domaine public maritime (DPM) sans aucune contestation de l’Etat. Que penser d’un hôtel quatre étoiles sur le DPM…
Quant à notre aquarium, à Pereire, je ne suis pas certain que les touristes viendront le visiter.
Et pour reconstruire un aquarium moderne, il faut se baser sur 350 000 visiteurs par an. Nous en accueillons en moyenne 50 000.
2006.
A la fin de l’année précédente, des élections organisées à l’Université voient le président de Bordeaux 1, Francis Hardouin, remplacé par Alain Boudou qui connaît très bien la Station Ma-rine d’Arcachon puisqu’il en dirigeait une partie.
Au début du mois de juillet, le Conseil Municipal se réunit pour étudier un projet de modification du Plan Local d’Urbanisme (PLU). Les conseillers découvrent alors que cette modification qui va autoriser des constructions dépassant les 15 mètres en front de mer est tout simplement destinée à permettre l’édification de l’hôtel 4 étoiles sur le terrain de l’Université. Le projet de transfert de cette dernière en lieu et place de la piscine a fait long feu. On va maintenant partager le terrain en deux suivant une frontière parallèle à la plage. En première ligne, on cons-truira le nouvel hôtel-casino et l’Université sera reléguée à l’arrière sur ce qui restera de terrain. L’hôtel risque de se trouver à l’étroit dans ses nouvelles limites, il faut donc le rehausser au-dessus des 15 mètres réglementaires.
2007-2008.
Un nouveau directeur de la Station Marine, Antoine Grémare, biologiste marin qui était Directeur de la Station de Banyuls reprend le dossier.
La Mairie d’Arcachon lui fait une nouvelle proposition. Elle « offrirait » un emplacement sur ce que l’on appelle le « petit port », en fait il s’agirait d’une partie du Domaine Maritime Public concédé par le Conseil Général qui a en charge le DPM du port.
2009.
Un nouveau projet architectural est établi plus important que le précédent. Il comporte toujours une structure muséale et un aquarium d’à peu près 1 000 m2. L’ensemble serait financé par l’Université mais ce serait toujours la Société Scientifique d’Arcachon qui en assurerait la ges-tion.
Si nous comprenons bien ce projet, il s’agirait d’un immeuble édifié sur les parkings à demi enterrés actuels, avec une façade donnant sur le boulevard de la Plage et l’autre sur la prome-nade et la piste cyclable qui longent le port à cet endroit et qui viennent de subir une réfection totale. C’est donc un nouveau bâtiment construit sur le DPM qui va prochainement priver de leur vue sur mer, tous les riverains situés de l’autre côté du boulevard.
Avant que d’être éventuellement une nouvelle station marine, cela sera sûrement un joli nid à contentieux.

Essayons de faire un résumé des épisodes précédents qui nous ont amené à la situation actuelle.

2001.

Tout semble partir de cette année-là.

L’Université de Bordeaux se trouve à l’étroit dans les locaux qu’elle occupe autour du Musée-Aquarium et émet pour s’agrandir le projet de faire l’acquisition du terrain mitoyen appartenant aux Ponts-&-Chaussées Maritimes. Le financement de l’agrandissement du laboratoire d’océanographie biologique d’Arcachon est alors inscrit pour 2,3 millions d’€uros dans le plan Etat-Région du moment.

La nouvelle équipe arrivée à la mairie à l’occasion des élections municipales du mois de mars, voit dans ce désir de développement de l’Université, l’occasion inespérée de la déplacer et de récupérer le terrain en bord de mer sur lequel elle est implantée.

Le terrain dit de Castelnau, au fond du port, est alors proposé à titre d’échange à l’Université qui, en accord avec la Société Scientifique, le refuse pour être trop exigu. (Il mesurait 1 500 m2 à comparer aux 5 000 m2 couverts par le terrain de la rue du professeur Jolyet complété par celui de la subdivision maritime de la DDE)

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28oct