Les hippocampes du musée en 1933

Posté par admin le 18 01 2012

Une video d’un court métrage de Jean Painlevé, fait en 1933 montrant les hippocampes du Musée-Aquarium sur une musique de Darius Milhaud:

18jan

Le Musée-Aquarium d’Arcachon évalué par un collège d’experts

Posté par admin le 13 10 2011

Nous avons profité de la sacro-sainte pause estivale pour nous poser la question de savoir s’il existait, pour les aquariums publics, une profession comparable à celle effectuée par les inspecteurs des grands guides gastronomiques. Vous savez, ces personnages tant redoutés par les restaurateurs qui se font passer pour des clients comme les autres et qui au final leur font perdre une fourchette, une étoile ou pire sur la prochaine édition du guide qui les emploie.

Eh bien oui, cette profession existe. Merci Internet.

Cela s’appelle des experts en visite d’aquarium public. Les technocrates disent des EVAP.

C’est une profession qui demande non seulement un certain niveau d’étude, même si une formation universitaire au moins équivalente à bac + 5 ne paraît pas obligatoire, mais il faut aussi être capable de satisfaire à des épreuves sportives conséquentes : il faut avoir des notions de natation, être familiarisé à l’utilisation des brassards sustentateurs, savoir plonger en apnée, etc… Lire la suite

13oct

Miscellanées estivales (1)

Posté par admin le 06 09 2011
La Synagogue rénovée (Cliquez sur la photo pou l'agrandir)

La Synagogue rénovée (Cliquez sur la photo pou l'agrandir)

Chapelle de la villa algerienne - Photo Marion B. (1) (Cliquez sur la photo pour l'agrandir)

Chapelle de la villa algerienne - Photo Marion B. (1) (Cliquez sur la photo pour l'agrandir)

La synagogue, la chapelle et le Musée-Aquarium : même combat !!

Arcachon est trop jeune pour posséder de nombreux monuments historiques. Peut-être deux ou trois. Il y a par exemple la villa Térésa, en ville d’hiver et aussi la synagogue dans l’avenue Victor Hugo.

La synagogue qui vient justement de faire l’objet d’une restauration complète qui l’a rendue magnifique.
Elle fait le pendant avec la chapelle de la villa Algérienne, qui de l’autre côté du Bassin a bénéficié du même traitement et qui est aujourd’hui véritablement somptueuse.

On peut rêver qu’un jour notre Musée-Aquarium retrouve lui-aussi son lustre d’antan et ne fasse plus pâle figure au milieu de ces lieux de culte tout pimpants.

Que ce serait-il passé si nos décideurs, jamais avares de bévues, avaient décidé qu’il n’y avait pas de meilleur endroit pour implanter le nouveau Pôle Océanographique Aquitain que le terrain de la synagogue ou bien celui de la chapelle de la villa Algérienne ?
Opération nécessitant, dans les deux cas, la destruction de ces lieux de cultes alors en bien triste état.
Vous imaginez les cris d’orfraie que l’on aurait entendus, ici et là, pour vilipender cette atteinte intolérable à la liberté de culte.

Le Musée-Aquarium d’Arcachon est pourtant aussi un lieu de culte voué, lui, à la Science.
La Science vecteur du progrès, valeur de la République.
On nous rebat assez les oreilles avec le caractère laïc de cette République.
Alors qu’en vérité pour qu’elle soit aussi laïque qu’elle le prétend faudrait-il encore que le projet de démolition du Musée-Aquarium d’Arcachon fasse autant de vagues qu’aurait faites la démolition de la synagogue ou de la chapelle de l’Herbe.

On est encore loin du compte…

Le Musée-Aquarium, au début du 20e siècle (Cliquez sur la carte postale pour  l'agrandir)

Le Musée-Aquarium, au début du 20e siècle (Cliquez sur la carte postale pour l'agrandir)

1) –  Photo Marion B. Cette photo de la chapelle de la Villa Algérienne provient du site de Marions B. , une merveille : http://ducoteduteich2.wordpress.com/category/1-t-h-e-m-e-s/architecture/. Merci à son auteur de m’avoir permis de la reproduire.

06sept

Sur le caractère éminemment « vernien » de notre Musée-Aquarium

Posté par admin le 03 03 2011

Je reçois un coup de fil comminatoire d’un des responsables du CPDAC :
– Nos sympathisants s’ennuient.
Propose-leur une communication sur le site, cela fait longtemps tu ne l’as pas fait.
– Mais je leur ai déjà raconté toute l’histoire de ce Musée-Aquarium, qu’est-ce que je vais bien pouvoir leur dire ?
– Parle-leur, par exemple, de son caractère vernien, tu vas faire ça très bien.

Et voilà, c’est ma punition. Il faut que je vous parle du caractère vernien du Musée-Aquarium d’Arcachon. Mais d’abord, il faut que je vous avoue combien je suis honteux. Parfaitement honteux de ne pas avoir constaté par moi-même ce caractère particulier qui s’attache à cet établissement. C’est un écrivain qui me l’a fait remarquer.

Je ne me souviens plus trop lequel.

Cela se passait à la Plage aux Ecrivains de 2007, celle du cent cinquantenaire à laquelle je m’étais auto-invité. La journée était longue et je discutais avec mes voisins.  Il y avait là, Nicolas d’Estienne-d’Orves et Jean-Marc Parisis.

J’aurais pu être en plus mauvaise compagnie.
Alors que pour combler la conversation, je leur parlais du Musée-Aquarium que l’on apercevait de l’endroit où nous étions, l’un des deux, mais en vérité je ne me souviens pas lequel, s’est lancé dans une très longue digression sur ce Musée. Peut-être bien Nicolas d’Estienne-d’Orves auquel j’avais dû faire remarquer le lien de parenté qui l’unissait à Paul Lacoin, l’un des responsables de la construction dudit aquarium.

Il connaissait très bien l’établissement et il nous a alors expliqué combien il lui apparaissait vernien. Essentiellement vernien. Éminemment vernien. Il était intarissable sur le sujet. D’abord, il m’est apparu plus excessif encore que Salvador Dali expliquant que la gare de Perpignan était le centre cosmique du monde…

Et puis, petit à petit, je me suis laissé convaincre. J’ai compris combien il avait raison pour avoir moi-même ressenti toutes ces impressions qu’il nous décrivait.

Lire la suite

03mar

Paul Bert et Arcachon

Posté par admin le 21 01 2011

Un bien curieux personnage que ce Paul Bert.

Curieux, attachant et surtout brillant.

Il naît à Auxerre le 19 octobre 1833. Son père, Joseph, est avoué avant de devenir conseiller à la Préfecture de l’Yonne, et la famille est aisée. Il a un frère aîné, Jules, de dix ans plus âgé que lui qui poursuit des études de droit quand il meurt à 23 ans d’une phtisie galopante.

Ce drame fait de lui un fils unique auquel ses parents n’osent rien refuser.

« Son tempérament impétueux mit bien souvent à l’épreuve la patience de sa mère. Elle lui donnait sans cesse en exemple son frère Jules, bien en vain. Les rapports de Paul avec son père furent, par contre, rarement marqués d’affection. Ils étaient également autoritaires, et Joseph Bert n’aimait pas qu’on lui résistât, ce dont son fils, il faut l’avouer, ne se privait guère[1]. »

A 19 ans, Paul Bert, monte à Paris entreprendre des études supérieures. Il s’inscrit tout d’abord dans une école préparatoire pour se présenter au concours d’entrée à l’Ecole Polytechnique. Mais très vite, il comprend qu’il se trompe de voie, n’aimant guère les mathématiques et, sur les conseils de son père, s’engage dans des études de droit. Quatre ans plus tard, en 1857, il soutient deux thèses, l’une en droit romain et l’autre en droit français, qui lui permettent d’obtenir sa licence et lui donnent le titre d’avocat. Mais il n’a aucune affinité pour ce métier. Son adhésion à la Société des Sciences Historiques et Naturelles de l’Yonne et surtout sa rencontre avec le docteur Pierre Gratiolet, très grand médecin natif de Sainte-Foy la Grande qui avait fait son droit avant de faire des études de médecine, lui font découvrir son intérêt pour les sciences naturelles. Il s’inscrit alors à la faculté de Médecine de Paris. En 1860, il soutient une licence ès-sciences naturelles devant un jury dont Claude Bernard fait partie et auquel il n’hésite pas à tenir tête. Le 8 août 1863, il devient docteur en médecine en soutenant une thèse intitulée De la greffe animale.

Lire la suite

21jan