La Société Scientifique d’Arcachon : une société savante très heureuse…

Posté par admin le 13 11 2009

Billet d’humeur.

La Société Scientifique d’Arcachon : une société savante très heureuse…

De 1945 à 1958, la Société Scientifique d’Arcachon était présidée par le Docteur Georges Fleury qui, à ce titre, rédigeait chaque année le traditionnel compte-rendu administratif. Toujours intéressants, parfois à caractère historique et alors très documentés, leur lecture laisse souvent deviner le plaisir que leur auteur prenait à leur rédaction. Au point de croire qu’il n’aurait accepté cette responsabilité présidentielle que pour pouvoir sacrifier à cette coutume.

En voici un exemple :

Mesdames, Messieurs et Chers Collègues,

Vous avez sans doute constaté que je ne sais pas écrire brièvement, et chaque année vous écoutez bon gré mal gré un compte rendu administratif abondant et débordant qui peut paraître à plusieurs d’entre vous interminable. Aujourd’hui il est un peu moins long que d’habitude sans être, pour autant concis. Le style dense et serré m’est, hélas, étranger.
Pourtant, j’ai bien connu le plus concis de nos grands écrivains. Et ceci m’amène à l’anecdote, parfaitement inutile, mais qui mettra fin à mon propos sur une petite note personnelle.
En ce temps-là, j’étais au lycée de Nevers élève de la classe de philosophie. Un jour je soumis à mon compatriote Jules Renard ma dissertation. Elle avait pour sujet : « Qu’est-ce qu’être heureux ? » Jules Renard lut mes huit pages de copie. « C’est bien, dit-il, mais c’est long. C’est une question à traiter en trois lignes. Je te donnerai mon texte ce soir ». Et il ajouta : « Deux fois tu t’es servi du mot idéal. Défie-toi des grands mots. Ce sont les plus vides ». Le soir Jules Renard me dit : « Trois lignes… c’est long. J’ai condensé ». Et il me tendit son papier. Je lus : « Etre heureux, c’est être envié ».
La Société Scientifique d’Arcachon, mes chers collègues, est présentement heureuse.

Georges Fleury, Comptes-Rendus Administratifs pour l’année 1955, Bulletin n° 8 de la nouvelle série, Arcachon-1956, p. 19-20.

Si la Société Scientifique d’Arcachon était heureuse en 1956, elle est aujourd’hui très heureuse…

13nov

Une visite du prince Albert Ier de Monaco

Posté par admin le 08 11 2009

Le prince Albert 1er de Monaco, passionné d’océanographie, a passé quatre jours à Bordeaux et Arcachon du 25 au 28 mai 1902, à l’invitation de la Société d’Océanographgie et de Géographie commerciale de   Bordeaux.

Il passera la journée du lundi 26 mai à Arcachon pour y visiter avec sa nombreuse suite les installations de la Société scientifique, ses laboratoires et son musée.

Voici le compte rendu de cette visite.

La plaquette commémorant la visite du Prince

La plaquette commémorant la visite du Prince

Lire la suite

08nov

Une institution respectable: une étude de Michel Boyé (2ème partie)

Posté par admin le 06 11 2009

UNE INSTITUTION RESPECTABLE
LA SOCIÉTÉ SCIENTIFIQUE
D’ARCACHON (II)

DEUXIEME PARTIE : AU SERVICE DE LA SCIENCE
(1882-1914)

L’assemblée générale du 18 décembre 1881 donna l’occasion au docteur Gustave Hameau de penser tout haut que «la Société pouvait entrer dans une voie de prospérité nouvelle» ; en effet « les professeurs agrégés, maîtres de conférences, préparateurs de la [nouvelle] Faculté de Médecine et de Pharmacie [de Bordeaux] demandaient à être admis dans la Société », tout en désirant « en même temps que les statuts (fussent) mis en harmonie avec les besoins d’un personnel actif, pour lequel les laboratoires (étaient) une chose essentielle ». Prévoyant, le conseil d’administration avait fait le nécessaire. Il appartenait désormais aux membres présents de se prononcer sur le projet qui leur était soumis ; c’est ainsi que de nouveaux statuts furent adoptés et que 19 nouveaux membres furent admis, dont 15 œuvraient à l’Université.
Le renouvellement du conseil d’administration fut remis à une date ultérieure, étant admis qu’il était « indispensable de faire une large place aux professeurs des Facultés de Bordeaux ». Pour Gustave Hameau, il n’était pas question de trop tarder. Le nouveau Conseil fut élu le 15 janvier 1882(1), après lecture d’un vœu « adressé à Monsieur le Ministre de l’Instruction Publique par la Faculté de Médecine et de Pharmacie, attirant l’attention du ministre sur la Société Scientifique et sur les avantages que retirerait l’enseignement supérieur de l’existence de laboratoires à Arcachon ».

Lire la suite

06nov

Communication du Pr. Jolyet et du Dr Lalesque

Posté par admin le 05 11 2009

La couverture de la plaquette du Pr. Jolyet et du Dr Lalesque

La couverture de la plaquette du Pr. Jolyet et du Dr Lalesque

LES RESSOURCES

DE

LA STATION BIOLOGIQUE D’ARCACHON

PAR

MM. JOLYET ET LALESQUE
_____________

Extrait des Comptes rendus du Congrès des Sociétés savantes en 1903, Sciences

image002

PARIS

IMPRIMERIE NATIONALE
_____

MDCCCCIV

_____________

Lire la suite

05nov

Une communication du Dr Lalesque, 1900

Posté par admin le 05 11 2009

Extrait du Bulletin de la Société scientifique d’Arcachon.
_____________________________________________________

LES
RESSOURCES DE LA STATION ZOOLOGIQUE D’ARCACHON(1)

PAR

Le Dr F. LALESQUE,

Président de la Société scientifique d’Arcachon.

________

Fondée en 1863 par le fait de l’initiative privée, la Société scientifique et Station zoologique d’Arcachon (Pl. I) a eu pour but de faciliter l’étude des sciences naturelles (anatomie comparée, zoologie pure, physiologie, histologie, botanique, etc.), en même temps que celle de l’océanographie et de l’aquiculture marine.
Elle a d’ailleurs été le point de départ de créations similaires ayant acquis aujourd’hui une grande célébrité. Paul Bert, qui avait aidé à sa création, écrivait, en 1867, que la Station zoologique d’Arcachon était le premier établissement scientifique de cet ordre. «  Ainsi, disait-il, est ouvert aux savants un établissement scientifique qui n’a son analogue nulle part en Europe ; un établissement d’utilité publique de l’ordre de ceux dont, dans d’autres branches, la création incombe à l’État. »
Ainsi, longtemps avant la création des célèbres Stations zoologiques, si largement dotées par l’État, des côtes de France ou de l’étranger, une petite Société locale de province mettait gratuitement à la disposition de la science de puissants moyens d’investigations et donnait, malgré la modicité de ses ressources, des sujets d’étude, de premier ordre, aux naturalistes. Si la Station zoologique d’Arcachon a connu des jours difficiles, elle est aujourd’hui en plein essor. Si elle n’a pas eu la fortune rapide des Stations si richement pourvues dont nous parlions en commençant, elle représente encore la seule Station scientifique privée ayant trente-sept ans d’existence, et qui, mieux est, possède aujourd’hui une installation et des ressources qui, plus largement utilisées, lui permettraient de tenir un rang des plus honorables.

Lire la suite

05nov