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JOLYET (Félix), né à Pierre (Saône-et-loire), le 4 janvier 1841.

Docteur en médecine de la Faculté de Paris en 1866 ; préparateur de physiologie comparée au Muséum d’histoire naturelle de Paris en 1867 ; préparateur de la chaire de physio­logie générale de la Sorbonne de 1868 à 1877 ; directeur-adjoint du laboratoire de physiologie expérimentale de l’École pratique des hautes-études (Faculté des sciences de Paris), en 1877 ; chargé du cours de physique à la Faculté mixte de médecine et de phar­macie de Bordeaux en 1878 ; professeur de médecine expérimentale en 1880 ; professeur de physiologie à cette même Faculté en 1890 ; lauréat de la Faculté de médecine de Paris en 1866 ; de l’Institut, prix Montyon de physiologie expérimentale, en 1885 ; de l’Académie de médecine.

Membre de la Société de biologie depuis 1869, de la Société philomathique depuis 1878, correspondant de l’Académie de médecine, chirurgien en chef de la IXe ambulance de la Société de secours aux blessés militaires pendant la guerre franco-allemande de 1870-1871.Lire la suite de

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Nous avons déjà vu ce que notre Musée-Aquarium devait à Xavier Mouls, le premier curé d’Arcachon.

Un autre grand responsable de sa construction a été Paul Lacoin qui a dirigé l‘Exposition internationale de pêche et d’aquiculture d’Arcachon ayant nécessité l’édification de ce Musée-Aquarium.

Il nous faut donc s’intéresser à lui.

La première partie de l’étude, Une institution respectable, la Société Scientifique d’Arcachon, liste les vingt-deux membres fondateurs ayant participé à la création de cette institution. Les deux derniers, le numéro 21, Élisa Lévêque de Vilmorin née Bailly et le numéro 22, Henry Lévêque de Vilmorin, sont les deux seuls à ne pas bénéficier du moindre commentaire de présentation.

Une mère et son fils.

Peut-être sont-ils punis pour être arrivés les derniers ?

Pourtant ce ne sont pas les moins surprenants.

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Ouvrons si vous le voulez bien, une petite parenthèse pour mieux faire connaissance avec ce savant.

En 1905, un an avant d’être intronisé au sein de la Société Scientifique, il avait donc été nommé astronome-adjoint à l’Observatoire de Bordeaux. Cette même année-là, le 30 août, il y avait eu une éclipse totale de soleil. Et notre jeune astronome-adjoint, n’avait pas hésité à payer de sa personne pour tenter de l’observer de plus près. Depuis la nacelle d’un ballon.

Il avait rédigé un compte-rendu de cette expérience, publié par le Bureau des Longitudes, que vous trouverez ci-après.
Une façon pour nous d’élever le débat.

A la Société Scientifique, il avait rejoint René Quinton qui allait de son côté, au printemps 1908, se découvrir une soudaine passion pour la conquête de l’air.

Une passion envahissante.

Lors de leurs réunions à la Société Scientifique d’Arcachon, celle-ci n’aurait-elle pas déteint sur son collègue Esclangon ? Parce que ce dernier signait, dans les Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences, Juillet-Décembre 1908, Tome 147, un article assez inattendu de la part d’un astronome : Le vol plané sans force motrice.

Il récidivait, au mois de Janvier suivant, en confiant cette fois à la Revue des Idées, une nouvelle étude sur un sujet comparable : La navigation et le planement des oiseaux.

Il faut bien comprendre qu’ils n’étaient pas très nombreux les gens, en général, et les scientifiques, en particulier, à s’intéresser à la conquête de l’air à cette époque-là, avant la guerre de 14.

Nous pouvons imaginer René Quinton et Ernest Esclangon agacés d’observer les hippocampes modifier, dans les bacs de l’Aquarium d’Arcachon, la profondeur à laquelle ils évoluent, en ayant l’air de ne pas y toucher, alors qu’au même moment l’homme, lui, avait tant de mal à s’abstraire de la pesanteur.

BUREAU DES LONGITUDES.

ÉCLIPSE TOTALE DE SOLEIL DU 29-30 AOUT 1905.

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René Quinton, savant naturaliste, physiologiste et biologiste.

En 1896, l’observation d’une vipère engourdie par le froid lui révélera une vocation de biologiste qu’il va appuyer sur une conception tout à fait originale et qu’il résumera dans un texte intitulé : Les deux pôles foyers d’origine. Origine australe de l’homme.

« Un problème grandiose hante son cerveau : « Quel est l’ordre d’apparition des espèces vivantes ? Où ont-elles pris naissance ? A travers leur évolution quelles traces gardent-elles en leur être intime du milieu originel qui les immergeait. » A ces questions, par un effort de synthèse qu’il poursuivra toute sa vie, il donne une réponse : le milieu dans lequel vit la cellule d’un animal a même composition chimique et même température que le milieu dans lequel est née, à son origine, l’espèce à laquelle il appartient. Du moins, cela est vrai approximativement, pour les animaux à sang chaud, dont l’organisme est capable de lutter contre l’abaissement de la température. Ainsi il peut, par l’étude chimique et thermique de leur sang établir dans le temps, l’ordre d’apparition des espèces, indiquer par avance la température d’une espèce quand on sait celle d’une espèce contemporaine… Il faut lire, dans les travaux de Quinton, cette sorte de poème épique que constitue pour lui l’apparition dans le temps des espèces successives, leur naissance au pôle, leur descente vers l’équateur, la genèse de l’oiseau, le dernier né, postérieur à l’homme. »

Le monument Quinton à Cheaumes en Brie

Le monument Quinton à Cheaumes en Brie

En savoir plus  (texte mis à jour : le 30 juillet 2017)