Sur le caractère éminemment « vernien » de notre Musée-Aquarium

Posté par admin le 03 03 2011

Je reçois un coup de fil comminatoire d’un des responsables du CPDAC :
– Nos sympathisants s’ennuient.
Propose-leur une communication sur le site, cela fait longtemps tu ne l’as pas fait.
– Mais je leur ai déjà raconté toute l’histoire de ce Musée-Aquarium, qu’est-ce que je vais bien pouvoir leur dire ?
– Parle-leur, par exemple, de son caractère vernien, tu vas faire ça très bien.

Et voilà, c’est ma punition. Il faut que je vous parle du caractère vernien du Musée-Aquarium d’Arcachon. Mais d’abord, il faut que je vous avoue combien je suis honteux. Parfaitement honteux de ne pas avoir constaté par moi-même ce caractère particulier qui s’attache à cet établissement. C’est un écrivain qui me l’a fait remarquer.

Je ne me souviens plus trop lequel.

Cela se passait à la Plage aux Ecrivains de 2007, celle du cent cinquantenaire à laquelle je m’étais auto-invité. La journée était longue et je discutais avec mes voisins.  Il y avait là, Nicolas d’Estienne-d’Orves et Jean-Marc Parisis.

J’aurais pu être en plus mauvaise compagnie.
Alors que pour combler la conversation, je leur parlais du Musée-Aquarium que l’on apercevait de l’endroit où nous étions, l’un des deux, mais en vérité je ne me souviens pas lequel, s’est lancé dans une très longue digression sur ce Musée. Peut-être bien Nicolas d’Estienne-d’Orves auquel j’avais dû faire remarquer le lien de parenté qui l’unissait à Paul Lacoin, l’un des responsables de la construction dudit aquarium.

Il connaissait très bien l’établissement et il nous a alors expliqué combien il lui apparaissait vernien. Essentiellement vernien. Éminemment vernien. Il était intarissable sur le sujet. D’abord, il m’est apparu plus excessif encore que Salvador Dali expliquant que la gare de Perpignan était le centre cosmique du monde…

Et puis, petit à petit, je me suis laissé convaincre. J’ai compris combien il avait raison pour avoir moi-même ressenti toutes ces impressions qu’il nous décrivait.

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03mar

Paul Bert et Arcachon

Posté par admin le 21 01 2011

Un bien curieux personnage que ce Paul Bert.

Curieux, attachant et surtout brillant.

Il naît à Auxerre le 19 octobre 1833. Son père, Joseph, est avoué avant de devenir conseiller à la Préfecture de l’Yonne, et la famille est aisée. Il a un frère aîné, Jules, de dix ans plus âgé que lui qui poursuit des études de droit quand il meurt à 23 ans d’une phtisie galopante.

Ce drame fait de lui un fils unique auquel ses parents n’osent rien refuser.

« Son tempérament impétueux mit bien souvent à l’épreuve la patience de sa mère. Elle lui donnait sans cesse en exemple son frère Jules, bien en vain. Les rapports de Paul avec son père furent, par contre, rarement marqués d’affection. Ils étaient également autoritaires, et Joseph Bert n’aimait pas qu’on lui résistât, ce dont son fils, il faut l’avouer, ne se privait guère[1]. »

A 19 ans, Paul Bert, monte à Paris entreprendre des études supérieures. Il s’inscrit tout d’abord dans une école préparatoire pour se présenter au concours d’entrée à l’Ecole Polytechnique. Mais très vite, il comprend qu’il se trompe de voie, n’aimant guère les mathématiques et, sur les conseils de son père, s’engage dans des études de droit. Quatre ans plus tard, en 1857, il soutient deux thèses, l’une en droit romain et l’autre en droit français, qui lui permettent d’obtenir sa licence et lui donnent le titre d’avocat. Mais il n’a aucune affinité pour ce métier. Son adhésion à la Société des Sciences Historiques et Naturelles de l’Yonne et surtout sa rencontre avec le docteur Pierre Gratiolet, très grand médecin natif de Sainte-Foy la Grande qui avait fait son droit avant de faire des études de médecine, lui font découvrir son intérêt pour les sciences naturelles. Il s’inscrit alors à la faculté de Médecine de Paris. En 1860, il soutient une licence ès-sciences naturelles devant un jury dont Claude Bernard fait partie et auquel il n’hésite pas à tenir tête. Le 8 août 1863, il devient docteur en médecine en soutenant une thèse intitulée De la greffe animale.

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21jan

Une visite à l’Exposition Internationale de Pêche et d’Aquiculture d’Arcachon

Posté par admin le 19 01 2011
En Vacances

En Vacances

Cette visite nous est proposée par Oscar Comettant, journaliste au Siècle. Né à Bordeaux en 1820, attiré par la composition musicale, il entre au Conservatoire de Paris en 1839. A 33 ans, il accompagne son épouse cantatrice de renom pour une longue tournée aux Amériques. A son retour, il publie Trois ans aux Etats-Unis, étude des mœurs et des coutumes américaines. Devenu critique musical au Siècle, il poursuit parallèlement sa carrière de musicien, composant plus de cent cinquante morceaux de musique, surtout pour piano, qu’il joue lui-même en concert. Il était lié d’amitié avec, entre autres, Charles Gounod.

A l’été 1862, il vient villégiaturer à Arcachon et en 1864, il publie un nouvel ouvrage dans lequel il est beaucoup question de notre ville et sur la couverture duquel apparaît une gravure stylisée la montrant. Cette gravure est reprise, en un plus grand format, dans le livre et bien sûr le Musée-Aquarium qui n’avait pas encore été édifié n’y apparaît pas.

Ce livre lui valait, dans le Moniteur universel, une critique particulièrement élogieuse qui débordait vers une description dithyrambique de notre ville, dont nous avons tiré ces quelques lignes.

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19jan

Le Musée-Aquarium dans l’Arcachon-guide (1889)

Posté par admin le 11 02 2010

L’Arcachon-guide est un guide touristique à la couverture luxueuse abritant plus de cent-cinquante pages. Illustré de nombreuses gravures, il ne comporte aucun nom d’auteur mais possède, encarté dans le troisième de couverture, un intéressant plan général d’Arcachon dressé par Marcel Ormières et qui signale l’existence du Musée-Aquarium, au débouché du seul débarcadère de l’époque.

Il propose une liste officielle des propriétaires, négociants et industriels d’Arcachon et se termine par quelques réclames.

Aucune bibliothèque française, pas même la Bibliothèque Nationale, ne semble en posséder un exemplaire. Et bien qu’il ne soit pas daté, nous pensons pouvoir dire, sans crainte de nous tromper, qu’il a été publié en 1889.

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11fév

Le Musée-Aquarium dans le Guide du Touriste … (1868)

Posté par admin le 02 02 2010

Le Musée-Aquarium dans le Guide du Touriste, des Baigneurs et des Malades à la station médicale et aux bains de mer d’Arcachon (Saison de 1868).

Ce guide, et cela en fait toute son originalité, est destiné entres autres à une clientèle bien particulière : les malades. Il nous rappelle que de sa création à la vulgarisation du vaccin de Calmette et Guérin, Arcachon recevait beaucoup de tuberculeux qui venaient y chercher, dans la respiration de son air balsamique, un apaisement de leur mal.

La Bibliothèque Nationale nous dit que ce guide, publié par les soins de l’Association Syndicale d’Arcachon, aurait connu seulement deux éditions, l’une pour la saison 1867 et la seconde, présentée ici, pour celle de 1868.

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02fév