Partagez cet articleShare on Facebook
Facebook
Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin
Email this to someone
email

Lors de son conseil tenu le 6 octobre 2009, l’Association pour la Sauvegarde du Site d’Arcachon (l’ASSA) a reconnu à l’unanimité la valeur patrimoniale, historique, culturelle et identitaire du Musée-Aquarium pour le site d’Arcachon.
Mais elle a aussi considéré, au regard de ses statuts, que la défense de cet établissement sortait de son périmètre de compétence.
Son Président, Monsieur Bernard Plan, nous a assuré que l’ASSA comprenait notre combat dont elle souhaitait une issue favorable.

Partagez cet articleShare on Facebook
Facebook
Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin
Email this to someone
email

      Imprimer cet article Imprimer cet article

Avant de nous interroger sur l’intérêt architectural du Musée-Aquarium d’Arcachon prenons le temps de passer en revue les différentes étapes de sa construction.

Il a donc été édifié en 1866, à l’occasion de la tenue de l’Exposition internationale de pêche et d’aquiculture d’Arcachon, sur ce qui s’appelait alors l’Esplanade d’Eyrac et qui était en fait une dépendance du Domaine Public Maritime (D.P.M.) occupé par les Ponts-&-Chaussées Maritimes. Il avait été précisé (arrêté du 17/03/1866) : « Toutes les constructions élevées pour le service de l’Exposition devront être enlevées et les lieux rétablis en leur état primitif. »
Or, dès 1867 (arrêté du 25/02/1867) la Société Scientifique d’Arcachon est autorisée à : « conserver provisoirement sur l’Esplanade du débarcadère d’Eyrac bordant le Bassin d’Arcachon, l’Aquarium et une partie du bâtiment de l’Exposition de 1866 qui a eu lieu dans la ville d’Arcachon. »
On peut remarquer que toutes ces occupations et les suivantes furent facilitées par le conducteur des Ponts-&-Chaussées, Julien Dmokowski qui était membre fondateur de la Société Scientifique (membre fondateur n° 3).

Lire la suite de

Partagez cet articleShare on Facebook
Facebook
Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin
Email this to someone
email

Billet d’humeur.

La Société Scientifique d’Arcachon : une société savante très heureuse…

De 1945 à 1958, la Société Scientifique d’Arcachon était présidée par le Docteur Georges Fleury qui, à ce titre, rédigeait chaque année le traditionnel compte-rendu administratif. Toujours intéressants, parfois à caractère historique et alors très documentés, leur lecture laisse souvent deviner le plaisir que leur auteur prenait à leur rédaction. Au point de croire qu’il n’aurait accepté cette responsabilité présidentielle que pour pouvoir sacrifier à cette coutume.

En voici un exemple :

Mesdames, Messieurs et Chers Collègues,

Vous avez sans doute constaté que je ne sais pas écrire brièvement, et chaque année vous écoutez bon gré mal gré un compte rendu administratif abondant et débordant qui peut paraître à plusieurs d’entre vous interminable. Aujourd’hui il est un peu moins long que d’habitude sans être, pour autant concis. Le style dense et serré m’est, hélas, étranger.
Pourtant, j’ai bien connu le plus concis de nos grands écrivains. Et ceci m’amène à l’anecdote, parfaitement inutile, mais qui mettra fin à mon propos sur une petite note personnelle.
En ce temps-là, j’étais au lycée de Nevers élève de la classe de philosophie. Un jour je soumis à mon compatriote Jules Renard ma dissertation. Elle avait pour sujet : « Qu’est-ce qu’être heureux ? » Jules Renard lut mes huit pages de copie. « C’est bien, dit-il, mais c’est long. C’est une question à traiter en trois lignes. Je te donnerai mon texte ce soir ». Et il ajouta : « Deux fois tu t’es servi du mot idéal. Défie-toi des grands mots. Ce sont les plus vides ». Le soir Jules Renard me dit : « Trois lignes… c’est long. J’ai condensé ». Et il me tendit son papier. Je lus : « Etre heureux, c’est être envié ».
La Société Scientifique d’Arcachon, mes chers collègues, est présentement heureuse.

Georges Fleury, Comptes-Rendus Administratifs pour l’année 1955, Bulletin n° 8 de la nouvelle série, Arcachon-1956, p. 19-20.

Si la Société Scientifique d’Arcachon était heureuse en 1956, elle est aujourd’hui très heureuse…