Il est difficile de percevoir aujourd’hui ce qu’était le Musée-Aquarium avant ses successives “modernisations”. La façade sur le Bassin d’Arcachon est cachée derrière des Tamaris et elle donne sur un parking constamment plein. Le Musée en bois est toujours là, mais bien caché, enchâssé dans des bâtiments en béton datant des années 60 . Prendre des photos présentables relève de l’exploit ! En voici quelques-unes qui attendent d’être remplacées par de meilleurs clichés.

La façade sur le bassin

La façade sur le bassin

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Une demande officielle de protection du Musée-Aquarium au titre des Monuments Historiques a été déposée, le 9 octobre 2009, devant la DRAC de Bordeaux.
Il n’est pas sûr qu’elle obtienne le soutien de la Mairie d’Arcachon.
Quoi qu’il en soit, l’affaire suit son cours, et vous serez tenus au courant, au fur et à mesure, de l’avancement du dossier.

Une demande officielle de protection du Musée-Aquarium au titre des Monuments Historiques a été déposée, le 9 octobre 2009, devant la DRAC de Bordeaux.

Il n’est pas sûr qu’elle obtienne le soutien de la Mairie d’Arcachon.

Quoi qu’il en soit, l’affaire suit son cours, et vous serez tenus au courant, au fur et à mesure, de l’avancement du dossier.

LA STATION BIOLOGIQUE

 

D’ARCACHON 1867 – 1968

R. WEILL

Institut de Biologie Marine – ARCACHON

Les côtes françaises, longues de 2 700 kilomètres de la Belgique à l’Espagne et à l’Ita-lie, possèdent vingt-huit stations de biologie marine.

Treize d’entre elles relèvent administrativement et financièrement du Ministère de l’Education nationale, à savoir (par ordre d’ancienneté) :

    • – Concarneau (1859), Collège de France, Paris,
    • – Arcachon (1867), Université de Bordeaux,
    • – Roscoff (1872), Faculté des sciences de Paris et C.N.R.S.
    • –  Luc-sur-Mer (1874), Faculté des sciences de Caen,
    • – Sète (1879), Faculté des sciences de Montpellier,
    • – Banyuls-sur-Mer (1881), Faculté des sciences de Paris,
    • – Villefranche-sur-Mer (1884), Faculté des sciences de Paris,
    • – Endoume (1888), Faculté des sciences de Marseille,
    • – Tamaris (1891), Université de Lyon,
    • –  Dinard (1935), Muséum national d’Histoire naturelle, Paris(1),
    • – Wimereux (1960), Faculté des sciences de Lille(2),
    • – Ile-Bailleron (1964), Faculté des sciences de Rennes,
    • – Brest (1965), Faculté des sciences de Brest.

Il s’y ajoute

  • – l’Institut et Musée océanographique de Monaco, fondation (1910) du prince Albert Ier, rattaché à l’Institut océanographique de Paris,
  • – le Centre d’Etudes et de Recherches scientifiques de Biarritz (1955), « fondation municipale, érigée en établissement public, doté de la personnalité civile et de l’autonomie financière »,
  • – les stations océanographiques de La Rochelle et d’Antibes, appartenant au Centre de Recherches et Etudes océanographiques, Paris,
  • – le Centre océanographique de Brest (1967), rattaché à la Direction générale de la Re-cherche scientifique et technique et au C.N.E.X.O.,
  • – la station biologique d’Ambleteuse (1895), appartenant à l’Université catholique de Lille,
  • – le laboratoire de chimie bactérienne et corrosion biologique (1951), à Marseille, dépendant du C.N.R.S.,
  • – les laboratoires de l’Office scientifique et technique des Pêches maritimes, Paris (1918), situés à Arcachon, Auray, Biarritz, Boulogne-sur-Mer, La Rochelle, La Tremblade, Roscoff, Sète.

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René Quinton, savant naturaliste, physiologiste et biologiste.

En 1896, l’observation d’une vipère engourdie par le froid lui révélera une vocation de biologiste qu’il va appuyer sur une conception tout à fait originale et qu’il résumera dans un texte intitulé : Les deux pôles foyers d’origine. Origine australe de l’homme.

« Un problème grandiose hante son cerveau : « Quel est l’ordre d’apparition des espèces vivantes ? Où ont-elles pris naissance ? A travers leur évolution quelles traces gardent-elles en leur être intime du milieu originel qui les immergeait. » A ces questions, par un effort de synthèse qu’il poursuivra toute sa vie, il donne une réponse : le milieu dans lequel vit la cellule d’un animal a même composition chimique et même température que le milieu dans lequel est née, à son origine, l’espèce à laquelle il appartient. Du moins, cela est vrai approximativement, pour les animaux à sang chaud, dont l’organisme est capable de lutter contre l’abaissement de la température. Ainsi il peut, par l’étude chimique et thermique de leur sang établir dans le temps, l’ordre d’apparition des espèces, indiquer par avance la température d’une espèce quand on sait celle d’une espèce contemporaine… Il faut lire, dans les travaux de Quinton, cette sorte de poème épique que constitue pour lui l’apparition dans le temps des espèces successives, leur naissance au pôle, leur descente vers l’équateur, la genèse de l’oiseau, le dernier né, postérieur à l’homme. »

Le monument Quinton à Cheaumes en Brie

Le monument Quinton à Cheaumes en Brie

En savoir plus  (texte mis à jour : le 30 juillet 2017)