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Déjà quelques Gilets de Sauvetage ont demandé leur adhésion à la Société Scientifique d’Arcachon.

Mais tous ensemble, comment allons-nous pouvoir sauver la Société Scientifique d’Arcachon ?

En la défendant contre ceux qui l’attaquent.

Quel est le problème ?

Google – Cliquez pour agrandir

L’îlot Peyneau sur lequel sont situés les immeubles de cette Société Scientifique comprend quatre parcelles cadastrées AL n° 3, AL n° 4, AL n° 322 et AL n° 323.

Sur la parcelle AL n° 3, l’Aviron Arcachonnais a construit son siège social en 1901. Sur un terrain qui ne lui appartenait pas.

Exactement comme la Société Scientifique avait construit le sien, en 1866, sur la parcelle voisine, AL n° 322.

Mais l’Aviron Arcachonnais a vendu son immeuble à la ville d’Arcachon en 1956. Laquelle ville l’a revendu en 1978 à l’Université de Bordeaux.

Et cela en échange de monnaie sonnante et trébuchante.

Ce qui est parfaitement normal.

cadastre.gouv.fr – Cliquez pour agrandir

Il n’y a donc aucune raison pour que la Société Scientifique ne puisse pas envisager de vendre aujourd’hui ses propres immeubles, qui sont placés sous le même statut juridique que l’immeuble appartenant autrefois à l’Aviron Arcachonnais.

Il ne peut pas y avoir, dans notre pays, deux poids et deux mesures.

Reste à évaluer ces immeubles.

L’opération de transfert de la Station Marine et du Musée-Aquarium d’Arcachon de l’îlot Peyneau jusqu’au Petit Port envisagée a été précédée de bien curieuses manœuvres.

Qui ont déjà coûté aux contribuables arcachonnais la propriété de la Maison Universelle située juste en face.

On a tout d’abord modifié le PLU pour permettre des constructions jusqu’à de 20 mètres de haut, là où elles n’étaient autorisées que pour une hauteur de 11,50 mètres.

Dans le seul but de faire monter le prix du mètre carré.

Et c’est l’Université de Bordeaux qui va en profiter.

Mais la Société Scientifique d’Arcachon qui est située sur ce terrain doit en profiter de la même façon.

À l’instar des nouveaux propriétaires de la Maison Universelle à qui la ville, par cupidité, a fait un cadeau de plusieurs centaines de milliers d’euros.

Comment dès lors doivent être évalués les immeubles propriétés de la Société Scientifique d’Arcachon ?

Cela paraît simple.

Le promoteur veut acheter le terrain pour raser tout ce qu’il y a dessus.

Les immeubles ne l’intéresse pas, bien au contraire, ne l’intéresse que les droits à construire.

Le PLU coupe l’îlot Peyneau à peu près en deux par une frontière parallèle au boulevard de la Plage.

Au nord de cette frontière, les constructions peuvent atteindre 20 mètres de haut.

Au sud, elles seront limitées à 15 mètres de haut.

On a envie de dire à seulement 15 mètres de haut.

Mais 15 mètres de haut à Arcachon, c’est encore très haut.

Scandaleusement trop haut.

A la louche, la partie autorisant une hauteur de 20 mètres représente 52 % de l’ensemble de l’îlot.

Et toujours à la louche, le terrain sur lequel sont construits les immeubles de la Société Scientifique est à 80% sur la partie autorisant 20 mètres de haut et à 20 % sur celle autorisant 15 mètres de haut.

Il ne reste plus qu’à faire des calculs mathématiques.

L’ensemble de l’îlot à une surface totale de 4 881 mètres carrés.

La partie utilisée par la Société Scientifique est de 2 068 mètres carrés.

Calculons les droits à construire de l’ensemble de l’îlot, en volume :

((4 881 x 52) / 100) x 20 + ((4 881 x 48) / 100) x 15 = 85 806 mètres cubes.

Calculons maintenant ceux correspondant au terrain occupé par la Société Scientifique :

((2 068 x 80) / 100) x 20 + ((2 068 x 20) / 100) x 15 = 39 292 mètres cubes.

D’après ce que l’on nous dit, le promoteur se proposerait d’acquérir l’ensemble de l’îlot pour 22 millions d’euros.

Calculons la valeur de l’apport de la Société Scientifique dans l’opération envisagée de transfert de l’îlot Peyneau jusqu’au petit Port :

(22 000 000 x 39 292) / 85 806 = 10 074 167 €

Soit dix millions d’€uros.

Ce n’est quand même pas une mince affaire.

On comprend pourquoi cette malheureuse Société Scientifique attire quelques convoitises.

La construction du Pôle Océanographique Aquitain doit tourner autour de 50 millions d’euros.

Il faut donc que la Société Scientifique soit, dans ces locaux, propriétaire pleine et entière d’une surface couvrant 20% de l’ensemble.

Cela fait longtemps que le Collectif Populaire des Aquaria Convoités (CPDAC) défend cette position.

On lui a opposé que l’Etat n’acceptait pas de partager la propriété de ce futur Pôle Océanographique Aquitain.

Et pourquoi donc ?

Tous ensembles, nous allons exiger que ce POA soit construit dans le cadre d’un PPP, Partenariat Public Privé.

Exactement comme le Pôle de Santé l’a été.

Ce qui a été possible pour le Pôle de Santé, pourquoi ne le serait-il pas pour le Pôle Océanographique Aquitain ?

Cette Société Scientifique d’Arcachon qui est une des perles du patrimoine de la ville doit sa survie depuis plus de 150 ans au fait qu’elle est propriétaire, pour les avoir construits elle-même, des immeubles qu’elle occupe sur l’îlot Peyneau.

La seule façon d’assurer sa pérennité pour les 150 ans qui viennent c’est d’exiger qu’elle reste propriétaire des locaux qu’elle occupera demain dans le futur POA.

Et ce sera Justice !    

Arcachon, le 2 février 2019

Le CPDAC

Lire la suite et aussi Les Gilets de Sauvetage.

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La position de l’Université de Bordeaux présentée dans l’article de Sud Ouest du 28 janvier est véritablement surprenante de candeur.

Elle nous est expliquée par Serge Dulucq, vice-président de l’Université de Bordeaux, en charge du patrimoine.

Un nouveau venu dans la bande organisée qui entend spolier la Société Scientifique d’Arcachon.

Qui ne comprend même pas que cette Société Scientifique se préoccupe du devenir de ses immeubles.

Ils ne sont déjà plus à elle, ils sont déjà à lui.

Et que nous dit-il de la position de l’Université qu’il vice-préside ?

« L’ensemble du foncier de l’îlot Peyneau, bâtiment compris, appartient à l’État. Tout a été vérifié avant que la promesse de vente ne soit signée. Et ce par les deux parties, le vendeur et l’acquéreur, et par les notaires des deux parties. Toutes ces vérifications ont été faites, évidemment. »

Il faut le lire pour le croire.

Parce que bien sûr, si tout a été vérifié par le vendeur et l’acheteur, les deux se sont entendus dans le dos de la Société Scientifique, propriétaire d’immeubles sis sur le dit terrain, pour surtout ne pas lui en parler.

Ce qui avait stupéfait à l’époque le président de cette docte société :

« Enfin, un projet d’acte de vente du terrain Peyneau mis en ligne en décembre et que nous avons découvert par hasard a provoqué notre réaction. »

Pierre-Jean Labourg in Comptes rendus administratifs pour l’année 2014, page 6.

Tout aurait été vérifié, eh bien à nous, cela ne nous semble pas l’avoir été.

Intéressons-nous à l’histoire de la parcelle AL n° 322, sur laquelle sont construits les immeubles appartenant à la Société Scientifique :

Le Musée-Aquarium a été construit en 1866 par la Société Scientifique. Dès l’année suivante (arrêté du 25 février 1867), celle-ci était autorisée à « conserver provisoirement sur l’Esplanade du débarcadère d’Eyrac bordant le Bassin d’Arcachon, l’Aquarium et une partie du bâtiment de l’Exposition de 1866 qui a eu lieu dans la ville d’Arcachon. » Un arrêté du préfet de la Gironde du 23 août 1890 et un autre du 29 septembre 1901 ont concédé à titre précaire et révocable à la Société Scientifique d’Arcachon une surface de 1 240 mètres carrés dépendant de cette esplanade du débarcadère d’Eyrac. Laquelle avait dépendu du domaine public maritime mais avait été par la suite affectée à l’administration des ponts et chaussées, service maritime de la Gironde.

Par la suite, un décret présidentiel du 25 octobre 1928 affecte « au ministère de l’instruction publique et des beaux-arts, à l’effet d’y maintenir la station de biologie entretenue par la société scientifique d’Arcachon, dans les conditions où cette station fonctionne actuellement sous le contrôle de l’université de Bordeaux, les terrains ci-après. »

Dans ces terrains ci-après, on retrouve les 1240 mètres carrés précédents et 2 300 mètres carrés supplémentaires dont l’affection ne sera effective que quand ils seront libérés par les services du balisage.

Un autre décret présidentiel, en date du 29 octobre 1929, nous apprend que les 2 300 mètres carrés en attente du décret précédent se sont transformés en 829,72 mètres carrés et qu’une nouvelle petite parcelle de 61,79 mètres carrés est affectée « au ministère de l’instruction publique et des beaux-arts, à l’effet d’y maintenir la station de biologie entretenue par la société scientifique d’Arcachon, dans les conditions fixées au décret du 25 octobre 1928. »

Après quoi, il ne s’est plus rien passé pendant plus de 85 ans, si ce n’est que le Ministère de l’Éducation Nationale est venu aux droits du Ministère de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts.

Et c’est le Ministère de l’Éducation Nationale qui apparaît comme vendeur dans la promesse de vente signée le 17 avril 2014.

Alors que le terrain qu’il vend ne lui avait été affecté qu’à la condition sine qua non d’y maintenir la Station Marine.

Quelle est la légitimité de cette promesse de vente ?

Elle ne tient qu’aux vérifications faites par le vendeur, l’acquéreur et leurs notaires.

C’est dire qu’elle ne tient à rien !

N’en déplaise à Serge Dulucq.

Et nous autres, Gilets de Sauvetage, prochains membres de la Société Scientifique allons exiger que celle-ci demande officiellement au Tribunal Administratif de Bordeaux de lui dire la réelle valeur d’une pareille promesse de vente.

On apprend aussi, dans les Comptes rendus administratifs pour l’année 2016, page 6 de la Société Scientifique, que « l’Université a obtenu le droit à la dévolution de son patrimoine immobilier et devient donc propriétaire des terrains et des bâtiments qu’elle occupe ; elle pourra récupérer l’intégralité du montant de la vente de la Station Marine pour financer le projet de POA. »

Mais l’Université n’occupe pas le Musée-Aquarium, c’est à la Société Scientifique que revient ce rôle.

Enfin, c’est ce que tout le monde a vu et voit depuis plus de 150 ans.

Si bien que la propriété de la parcelle AL n° 322 reste on ne peut plus litigieuse.

Un litige que seul, encore une fois, le Tribunal Administratif de Bordeaux pourra éclaircir.

Le vice-président Serge Dulucq, à force d’étudier les bernard-l’ermite, a fini à l’évidence par embrasser leurs mœurs.

Au CPDAC nous en avons assez de ces universitaires en costume-cravate qui brandissent leurs titres à tout bout de champ pour se revendiquer premiers de cordée alors qu’en fait, ils se comportent comme des voleurs.

Surtout quand nous nous rappelons cet industriel, premier de cordée, auquel le Président de la République ne manquait pas une occasion de servir du Mon cher ami, qui nous était présenté comme l’exemple à suivre et qui aujourd’hui se morfond au fond d’une geôle nippone.

Aussi, si nous avons un conseil à donner au vice-président Serge Dulucq, c’est d’éviter, autant que faire se peut, pour ses prochaines vacances, la destination de Tokyo !

Arcachon, le 4 février 2019.

Le CPDAC

Lire aussi Les Gilets de Sauvetage et Sauvetage de la la Société Scientifique d’Arcachon