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Les élections municipales vont avoir lieu le 15 et 22 Mars prochains.
À La Teste de Buch, Jean-Jacques Eroles sollicite un troisième mandat de maire ;
À Gujan-Mestras, Marie-Hélène des Esgaulx, fait de même ;
À Arcachon, Yves Foulon postule pour un quatrième mandat ;
Et au Teich, François Deluga gagne le pompon en se présentant pour un sixième mandat.
À croire que ces petits caciques locaux n’ont qu’un seul modèle : Abdelaziz Bouteflika !
Si bien que comme il y a eu un printemps arabe, il faut absolument qu’il y ait un printemps arcachonnais.
Le pays fait des efforts méritoires pour s’arracher de l’ancien monde qui l’entraînait inéluctablement dans le déclin.
Et pour cela il était projeté de limiter par la loi le nombre des mandats identiques successifs exercés par un élu.
Cette limitation est restée à l’état de projet et nos ganaches politicardes locales entendent bien en profiter pour se maintenir jusqu’à plus soif.
Au Teich, le maire a fait valoir ses droits à une retraite professionnelle méritée mais ne comprend pas pourquoi il se priverait des juteuses indemnités de maire.
Bouteflika voulait un cinquième mandat, Boutéluga veut encore mieux, il en veut un sixième !
C’est exactement la même chose à Gujan-Mestras avec Boutéfliquette qui fréquente la mairie depuis près de 40 ans.
Il faut sur le Bassin d’Arcachon, un grand coup de balai.
Quand Yves Foulon voulait détruire le Musée-Aquarium d’Arcachon pour saccager le littoral du Bassin en le bordant de 33 000 mètres carrés de béton, aucun des autres maires du Bassin ne s’est senti solidaire de la défense de celui-ci.
Aucun n’a été solidaire de la défense de notre environnement, nous qui y sommes si attachés.
S’ils n’étaient pas solidaires de sa défense, c’est donc qu’ils étaient complices de ces attaques.
Aujourd’hui, ils doivent s’en aller !
Il faut que nous autres du Bassin ne vivions plus dans la menace perpétuelle de ces agressions à notre patrimoine commun.
Au Collectif Populaire de Défense des Aquaria Convoités (CPDAC) nous avons dit : « Stop au béton ! »
Nous nous sommes battus bec et ongles pendant plus de dix ans pour faire respecter notre patrimoine.
Et nous avons dû le faire contre l’actuel maire d’Arcachon.
Celui-là même qui se prétendait l’ennemi du béton et le protecteur de notre patrimoine.
Quelle hypocrisie !
Quel mensonge !
Et contre lequel nous avons réussi à gagner pour avoir sauvé notre historique Musée-Aquarium scandaleusement menacé.
Nous revendiquons aucun mérite à cela, nous avions l’arme absolue avec nous : le bon sens.
Quand notre adversaire défendait des intérêts très mal définis.
Aussi nous considérons-nous comme légitimes aujourd’hui pour vous encourager à ne pas voter pour lui.
À Arcachon, un quatrième mandat comme le précédent, c’est bonjour les dégâts !
Pendant celui-ci, d’aucuns ont voulu investir jusqu’à plus de 200 millions d’€uros dans la ville, qui pour y construire un Pôle Océanographique Aquitain, qui pour y édifier un hôtel 5 étoiles, qui pour y bâtir des immeubles et des commerces.
Le maire, en leur conseillant ou en leur imposant des emplacements invraisemblables et pénalisants pour notre environnement, a tout fait lamentablement capoter.
Adieu, veau, vache, cochon, couvée.
Et par-dessus le marché, nous avons même perdu la propriété de la Maison Universelle.
Plus de deux millions d’€uros volés au peuple !
C’est honteux !!!
Le maire d’Arcachon se revendique avocat.
Pendant son dernier mandat il a engagé pour son compte personnel ou pour la ville des tas de procédures judiciaires. Et quand c’est pour son compte personnel, il n’hésite pas à faire prendre en charge les honoraires de ses avocats par les contribuables arcachonnais.
C’est misérable !!!
Il ne se défend pas lui-même et en cela il a raison.
Parce qu’il a perdu l’essentiel des procédures qu’il avait engagées.
Avoir pour maire un avocat peut être un plus pour une commune.
Mais un mauvais avocat, peut-il faire un bon maire ?
Au slogan du candidat, « Les grands chantiers sont terminés », il faut lui opposer « Les gros loupés, ça suffit !!! ».
Pour notre région Sud-Bassin, le changement n’est plus une aspiration, c’est devenu une nécessité !
Notre région doit enfin entrer de plain-pied dans le 21e siècle et ce n’est pas ces vieux chevaux de retour qui vont lui permettre de le faire.
Ces quatre maires sortants qui veulent perdurer n’ont en vérité qu’un seul objectif : pantoufler.
Pantoufler dans leur mairie, pantoufler à la Cobas, pantoufler au Siba, pantoufler au Sybarval, pantoufler partout où la soupe est bonne.
En se partageant équitablement les postes.
Et surtout les indemnités qui vont avec.
Ils n’ont aucune fantaisie, aucune perspective, aucune idée neuve.
Leur programme commun : l’ennui.
L’ennui cause du déclin.
Nous devons, tous ensemble, absolument nous en séparer.

                                                                                                          Le CPDAC.

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Victoire ! ! !

Nous avons gagné la guerre !!!

Notre adversaire a rendu les armes sans condition.

Il a signé son acte de reddition dans l’après-midi du vendredi 18 octobre 2019, à Bordeaux.

Son projet de Pôle Océanographique Aquitain est purement et simplement abandonné.

Même chose pour le projet du Carlton en béton.

Le littoral d’Arcachon ne sera pas saccagé, une nouvelle fois, par des milliers de mètres carrés de béton.

En 1945, le littoral de Royan a été massacré par l’aviation anglaise.

En 1960, celui d’Agadir a été détruit par un tremblement de terre.

Arcachon a été heureusement épargné par les bombardements et les tremblements de terre.

Son littoral n’a eu à subir que les assauts de la promotion immobilière.

On a souvent que ce que l’on mérite.

Et les générations qui nous suivent doivent savoir désormais que ce littoral arcachonnais, tout au long des années 2010, a manqué être vandalisé au nom de l’épannelage.

L’épannelage, une trouvaille redoutable.

Les orgues de Staline de nos adversaires.

Mais surtout, surtout, notre cher Musée-Aquarium est sauvé.

Il devrait désormais être préservé.

Mais comme toute guerre celle-ci ne laisse derrière elle que des ruines.

La Station Marine n’est plus entretenue depuis plus d’une dizaine d’années.

Tout y va à vau-l’eau.

La ville a perdu la propriété de la Maison Universelle présentement à l’abandon.

 

On aurait mieux fait d’écouter nos propositions, celles du Collectif Populaire de Défense des Aquaria Convoités.

Conserver le Musée-Aquarium et l’immeuble en pierre de taille situé derrière lui, face à la mer. Les rénover et raser tout le reste des constructions sises sur la parcelle Peyneau.

Et construire, en forme de fer à cheval qui aurait entouré le Musée-Aquarium et l’aurait mis en valeur comme un écrin, un Pôle Océanographique Aquitain, flambant neuf, moderne, dans une architecture arcachonnaise à taille humaine, avec au maximum trois étages.

Que de temps et que d’argent on aurait pu ainsi éviter de gaspiller.

Nous avons gagné la guerre parce que nous défendions le bon sens.

D’aucuns avaient jugé judicieux de s’en affranchir.

Si bien qu’à vaincre sans péril, nous triomphons sans gloire.

 

Écoutons notre adversaire, le docteur Manuel Tunon de Lara, président de l’Université de Bordeaux, qui s’est exprimé dans la livraison de Sud Ouest datée du 19 octobre :

 

« À Peyneau nous allons rénover l’existant et l’existant ce n’est pas grand-chose. »

Sûr qu’il vaut mieux entendre cela que d’être sourd.

Peyneau ce n’est pas grand-chose sauf qu’il y a sur cette parcelle le plus vieil aquarium public du monde encore en activité dans sa configuration d’origine.

Vraiment pas grand-chose.

 

« Le Musée-Aquarium de Peyneau est très mal en point. On ne pourra absolument pas faire à Peyneau ce que l’on avait imaginé dans l’autre bâtiment. »

Et qu’avait-on imaginé ?

De faire nager une pinasse dans un aquarium.

Sûr qu’en construisant leur Musée-Aquarium nos anciens n’avaient pas envisagé cette idée loufoque d’y faire nager leurs pinasses dans les aquarium.

Ce n’étaient pas des universitaires, ils devaient manquer d’instruction.

Et puis ils investissaient leur argent, pas l’argent public.

 

« Sur Arcachon, le projet est maintenant de restaurer la station marine sur la Place Peyneau, avec un aménagement a minima sur le Petit port pour avoir accès aux embarcations. »

Un universitaire, ça enseigne, ça n’apprend pas.

Voilà un nouveau projet sur le Petit port sans concertation préalable aucune avec les riverains ou les associations qui se sont battus bec et ongle contre le projet précédent.

Ne perdons pas de temps.

Il est à craindre que les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Nos amis et alliés de CDROM risquent bien d’être obligés de recourir à nouveau à leur avocat pour se faire entendre.

 

Le président de l’Université finit sur l’opposition des Arcachonnais à son projet :

« Une partie des habitants ne le voulait pas certes, ceux qui étaient masqués par le projet, et des opposants à toute construction. »

Ceux qui étaient masqués par le projet ce sont ceux dont les fenêtres donnaient sur la mer lesquelles allaient être aveuglées par le mur de béton de ce POA.

Et ils étaient contre !

Alors que tout le monde comprend bien qu’ils auraient dû remercier l’Université de les spolier.

 

Et il continue :

« Mais je crois que beaucoup étaient plus défavorables à la construction de l’hôtel qu’au POA. »

Ce n’est pas vrai.

Il n’y avait qu’un seul requérant contre le permis de construire de cet hôtel alors que contre celui du POA, il y avait pléthore.

Au Collectif Populaire de Défense des Aquaria Convoités nous n’étions pas, au départ, contre l’hôtel ou contre toute construction, nous étions essentiellement opposés à la démolition du Musée-Aquarium.

Et alors que nous partîmes cinq cents, par un prompt renfort nous nous vîmes trois mille en arrivant au Petit port.

Le Président de l’Université de Bordeaux préfère dire que beaucoup étaient contre la construction de l’hôtel 5 étoiles plutôt que de dire que beaucoup étaient contre la démolition du Musée-Aquarium. Sans doute pour ne pas prendre le risque d’être assimilé aux barbares qui voulaient massacrer sans vergogne notre patrimoine.

Mais il ne trompe personne.

 

Maintenant il nous faut voir devant.

Il faut relever ces ruines que nous ont laissées l’impéritie notoire de tous ceux qui de près ou de loin ont initié et soutenu pendant si longtemps ce projet catastrophique.

Et qui ont ainsi causé un lourd préjudice à la ville d’Arcachon, lourd préjudice pour lequel ils ne seront pas sanctionnés.

Ni dans leurs postes de travail, ni dans leurs mandats électifs.

Nous avons une pensée particulière pour les 27 conseillers municipaux de l’équipe majoritaire dont pas un seul pendant dix ans n’a levé le petit doigt pour simplement s’interroger sur l’opportunité d’un tel projet. Et qui ont regardé sans rien dire le maire perdre la propriété de la Maison Universelle dans une succession de procédures judiciaires aussi ineptes les unes que les autres. Et qui aujourd’hui vont nous dire qu’ils ne sont pas responsables, que ce n’était pas un projet de la ville, ni du maire, mais de l’Université.

Leur aspiration : l’irresponsabilité.

A quoi servent-ils ?

Ils sont à désespérer de la démocratie.

 

Nous allons surveiller de près cette reconstruction pour nous assurer qu’elle respectera bien notre cher Musée-Aquarium.

La surveiller et pourquoi pas y participer ?

Notre combat de dix ans ne nous en donnerait-il pas le droit ?

 

                                                                                  Comité de direction du CPDAC.

                                                                                   Arcachon, le 20 octobre 2019.

Vous pouvez lire l’article de Bruno Béziat dans Sud Ouest du 21 octobre 2019 avec les réactions des uns et des autres en cliquant ici.

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Décidément dans le naufrage du Notre-Dame-des-Landes arcachonnais on aura tout vu.
Et même le docteur Manuel Tunon de Lara, Président de l’Université de Bordeaux, venir nous donner des leçons.
Ferait mieux de les réserver à ses étudiants.
Et ce quidam de déclarer tout de go :
« En revanche une forte mobilisation depuis 10 ans pour que le projet de pôle océanographique ne se fasse pas !
La science et l’université ne sont décidément pas les bienvenues à Arcachon. »
Ne devrait pas faire ce genre d’amalgame.

La science a toujours été la bienvenue à Arcachon.
Et ce au moins depuis 1863, année de la création de la Société Scientifique d’Arcachon.
Par contre l’université, pas l’université en général mais l’université de Bordeaux en particulier, depuis une dizaine d’années, vu la façon invraisemblable dont elle se comporte, n’est plus du tout, effectivement, bienvenue à Arcachon.
Si elle veut le redevenir, va lui falloir changer en profondeur sa façon de faire.Monsieur Tunon de Lara n’entendait pas se gêner pour nous priver de notre Musée-Aquarium historique, le plus vieux du monde en activité dans sa configuration d’origine.
Merci Monsieur Sans-Gêne.
Monsieur Tunon de Lara avait décidé, au nom de l’Université, de dépouiller la Société Scientifique de tous ses biens immobiliers.
Là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir.
Merci Monsieur Sans-Gêne.
Monsieur Tunon de Lara voulait construire sur le domaine public maritime, généralement inconstructible, un mur de béton de 117 mètres de long sur 15 mètres de haut, spoliant ainsi tous les propriétaires qui allaient se retrouver derrière ce mur de la honte.
Merci Monsieur Sans-Gêne.
Monsieur Tunon de Lara défendait un projet loufoque de Pôle Océanographique Aquitain qui allait défigurer une grande partie du littoral arcachonnais de 33 000 mètres carrés de béton.
Et qui auraient fait qu’Arcachon n’aurait plus été Arcachon.
Merci Monsieur Sans-Gêne.
Monsieur Tunon de Lara voulait dépenser dans son projet rien que 60 millions d’€uros d’argent public sans créer le moindre emploi.
Alors que notre pays croule sous les dettes et lutte contre un chômage endémique.
Merci Monsieur Sans-Gêne.
Et Monsieur Tunon de Lara de déclarer :
« J’ai le plus grand respect pour les Arcachonnaises et Arcachonnais. »
Et en plus, il se moque ouvertement de nous, Monsieur Sans-Gêne.
Universitaire, président de l’Université de Bordeaux, Monsieur Sans-Gêne fait partie de l’élite de la Nation.
Alors nous autres, du Collectif Populaire de Défense des Aquaria Convoités, nous sommes quelque peu inquiets pour celle-ci.

Pour le CPDAC.