Avec l’étude qui suit, nous entrons dans un autre registre.
Au fil du temps, les Présidents de la Société Scientifique ont sacrifié à plusieurs reprises à la rédaction d’une petite plaquette publiée à la gloire de leur société savante.
Fernand Lalesque, Félix Jolyet, Robert Weill n’ont peut-être pas été aussi impartiaux qu’ils auraient dû l’être dans la présentation et le résumé historique de cette Société.
On pourrait nous le reprocher.
Cette fois, il s’agit du travail d’un historien reconnu, qui ne veut rien prouver, juste nous présenter les péripéties qui ont entouré la création de cette remarquable institution et toutes les difficultés qu’ont dû surmonter, tous les efforts qu’ont dû consentir ses membres fondateurs pour parvenir à construire ce Musée-Aquarium que nous entendons défendre aujourd’hui.
Ne serait-ce que par respect pour leur mémoire.
L’étude ci-dessous de Monsieur Michel Boyé, intitulée Une institution respectable : la Société Scientifique d’Arcachon est extraite, pour sa première partie, du bulletin n° 128 du 2ème trimestre 2006 de la Société Historique et Archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch.
Les curieux, les chercheurs, les défenseurs de ce Musée-Aquarium, l’Administration des Monuments Historiques, enfin tous ceux qui s’intéressent à l’histoire et à l’avenir de ce vénérable établissement trouveront dans cette étude toutes les réponses à leurs questions.
Michel Boyé est président de la Société Historique et Archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch
UNE INSTITUTION RESPECTABLE
LA SOCIÉTÉ SCIENTIFIQUE
D’ARCACHON (1ère partie)
Il y a cent quarante ans, le 2 juillet 1866, était inaugurée en grande pompe par le comte de Bouville, préfet de la Gironde, et le baron Travot, député, l’Exposition internationale de pêche et d’aquiculture(1), voulue par le docteur Gustave Hameau, président de la Société Scientifique d’Arcachon.
La date est capitale pour la toute jeune société. De cette manifestation, qui lui valut un mes-sage d’encouragement du président des Etats-Unis Andrew Johnson, le 12 mars 1866(2), et à laquelle participèrent 675 exposants dont 128 étrangers, devait découler toute son histoire, à la fois unique en France et riche en événements et découvertes : une histoire qu’il a paru nécessaire de relater dans tous ses détails, tant son devenir se trouve aujourd’hui remis en cause par des considérations plus spéculatives qu’intellectuellement fondées.
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