Sur Paul Lacoin et quelques uns de ses apparentés…

Posté par admin le 24 12 2009

Nous avons déjà vu ce que notre Musée-Aquarium devait à Xavier Mouls, le premier curé d’Arcachon.

Un autre grand responsable de sa construction a été Paul Lacoin qui a dirigé l‘Exposition internationale de pêche et d’aquiculture d’Arcachon ayant nécessité l’édification de ce Musée-Aquarium.

Il nous faut donc s’intéresser à lui.

La première partie de l’étude, Une institution respectable, la Société Scientifique d’Arcachon, liste les vingt-deux membres fondateurs ayant participé à la création de cette institution. Les deux derniers, le numéro 21, Elisa Lévêque de Vilmorin née Bailly et le numéro 22, Henry Lévêque de Vilmorin, sont les deux seuls à ne pas bénéficier du moindre commentaire de présentation.

Une mère et son fils.

Peut-être sont-ils punis pour être arrivés les derniers ?

Pourtant ce ne sont pas les moins surprenants.

Lire la suite

24déc

Sur Ernest Esclangon

Posté par admin le 23 12 2009

Ouvrons si vous le voulez bien, une petite parenthèse pour mieux faire connaissance avec ce savant.

En 1905, un an avant d’être intronisé au sein de la Société Scientifique, il avait donc été nommé astronome-adjoint à l’Observatoire de Bordeaux. Cette même année-là, le 30 août, il y avait eu une éclipse totale de soleil. Et notre jeune astronome-adjoint, n’avait pas hésité à payer de sa personne pour tenter de l’observer de plus près. Depuis la nacelle d’un ballon.

Il avait rédigé un compte-rendu de cette expérience, publié par le Bureau des Longitudes, que vous trouverez ci-après.
Une façon pour nous d’élever le débat.

A la Société Scientifique, il avait rejoint René Quinton qui allait de son côté, au printemps 1908, se découvrir une soudaine passion pour la conquête de l’air.

Une passion envahissante.

Lors de leurs réunions à la Société Scientifique d’Arcachon, celle-ci n’aurait-elle pas déteint sur son collègue Esclangon ? Parce que ce dernier signait, dans les Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences, Juillet-Décembre 1908, Tome 147, un article assez inattendu de la part d’un astronome : Le vol plané sans force motrice.

Il récidivait, au mois de Janvier suivant, en confiant cette fois à la Revue des Idées, une nouvelle étude sur un sujet comparable : La navigation et le planement des oiseaux.

Il faut bien comprendre qu’ils n’étaient pas très nombreux les gens, en général, et les scientifiques, en particulier, à s’intéresser à la conquête de l’air à cette époque-là, avant la guerre de 14.

Nous pouvons imaginer René Quinton et Ernest Esclangon agacés d’observer les hippocampes modifier, dans les bacs de l’Aquarium d’Arcachon, la profondeur à laquelle ils évoluent, en ayant l’air de ne pas y toucher, alors qu’au même moment l’homme, lui, avait tant de mal à s’abstraire de la pesanteur.

BUREAU DES LONGITUDES.

ÉCLIPSE TOTALE DE SOLEIL DU 29-30 AOUT 1905.

________________

Lire la suite

Mots-clés : ,
23déc

Ernest Esclangon

Posté par admin le 14 10 2009

Ernest Esclangon est un savant bien atypique qui aura été membre de la Société Scientifique d’Arcachon depuis le 17 juin 1906, il a alors 30 ans, et où il avait sans doute été intronisé par son ami le docteur bordelais Jean Sellier, jusqu’à sa mort intervenue en 1954.

Pour mieux le découvrir, écoutons ce qu’en disait le Docteur Georges Fleury lors de l’assemblée du 27 février 1955 de cette société savante :

Au cours de l’année passée nous avons eu à déplorer le décès de M. Ernest Esclangon, membre honoraire de notre Société.
A l’assemblée générale du 24 avril 1932 le président Jules Lalesque s’exprimait ainsi : « Membre de la Société depuis plus de vingt ans, M. Esclangon nous a rendu des services techniques importants ; c’est pourquoi en raison d’une collaboration qu’on ne saurait oublier, il a été décidé d’inscrire parmi les membres honoraires de la Société notre éminent collègue, actuellement directeur de l’Observatoire de Paris. »
Membre de l’Institut, ancien président de l’Académie des sciences, directeur honoraire de l’Observatoire de Paris, commandeur de la Légion d’honneur, Ernest Esclangon est mort le 28 janvier 1954 à l’âge de 78 ans.
En 1899, dès sa sortie de l’Ecole normale supérieure, il travaille à l’Observatoire de Bordeaux. En 1902, à la faculté des sciences de cette ville, il est chargé du cours de mécanique rationnelle. En 1904, il est reçu docteur ès sciences mathématiques. En 1905 il est nommé astronome-adjoint à Bordeaux ; en 1919 directeur de l’Observatoire de Strasbourg ; en 1921 directeur de l’Observatoire de Paris, poste qu’il conservera jusqu’en 1944.
Ernest Esclangon est l’auteur de nombreux ouvrages de mathématiques pures, de phy-sique et d’astronomie.
Pour les profanes et pour les français son nom reste attaché à l’invention de l’horloge parlante.
La Société scientifique s’incline respectueusement au souvenir du savant qui en servant la science a bien servi son pays.

Combien d’Arcachonnais savent que l’inventeur de l’horloge parlante a été fidèle pen-dant si longtemps à cette Société scientifique d’Arcachon dont on veut aujourd’hui démolir les murs ?
Si nous devions leur conseiller un ouvrage, nous choisirions sans hésiter le somptueux bouquin qu’Alfred Ungerer a consacré en 1931 aux Horloges astronomiques et monumentales les plus remarquables de l’antiquité jusqu’à nos jours et pour lequel il a demandé une préface à Ernest Esclangon.

Ernest Esclangon, Mison (04200) 17 mars 1876, Eyrenville (24560) 28 janvier 1954.

14oct