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Décidément dans le naufrage du Notre-Dame-des-Landes arcachonnais on aura tout vu.
Et même le docteur Manuel Tunon de Lara, Président de l’Université de Bordeaux, venir nous donner des leçons.
Ferait mieux de les réserver à ses étudiants.
Et ce quidam de déclarer tout de go :
« En revanche une forte mobilisation depuis 10 ans pour que le projet de pôle océanographique ne se fasse pas !
La science et l’université ne sont décidément pas les bienvenues à Arcachon. »
Ne devrait pas faire ce genre d’amalgame.

La science a toujours été la bienvenue à Arcachon.
Et ce au moins depuis 1863, année de la création de la Société Scientifique d’Arcachon.
Par contre l’université, pas l’université en général mais l’université de Bordeaux en particulier, depuis une dizaine d’années, vu la façon invraisemblable dont elle se comporte, n’est plus du tout, effectivement, bienvenue à Arcachon.
Si elle veut le redevenir, va lui falloir changer en profondeur sa façon de faire.Monsieur Tunon de Lara n’entendait pas se gêner pour nous priver de notre Musée-Aquarium historique, le plus vieux du monde en activité dans sa configuration d’origine.
Merci Monsieur Sans-Gêne.
Monsieur Tunon de Lara avait décidé, au nom de l’Université, de dépouiller la Société Scientifique de tous ses biens immobiliers.
Là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir.
Merci Monsieur Sans-Gêne.
Monsieur Tunon de Lara voulait construire sur le domaine public maritime, généralement inconstructible, un mur de béton de 117 mètres de long sur 15 mètres de haut, spoliant ainsi tous les propriétaires qui allaient se retrouver derrière ce mur de la honte.
Merci Monsieur Sans-Gêne.
Monsieur Tunon de Lara défendait un projet loufoque de Pôle Océanographique Aquitain qui allait défigurer une grande partie du littoral arcachonnais de 33 000 mètres carrés de béton.
Et qui auraient fait qu’Arcachon n’aurait plus été Arcachon.
Merci Monsieur Sans-Gêne.
Monsieur Tunon de Lara voulait dépenser dans son projet rien que 60 millions d’€uros d’argent public sans créer le moindre emploi.
Alors que notre pays croule sous les dettes et lutte contre un chômage endémique.
Merci Monsieur Sans-Gêne.
Et Monsieur Tunon de Lara de déclarer :
« J’ai le plus grand respect pour les Arcachonnaises et Arcachonnais. »
Et en plus, il se moque ouvertement de nous, Monsieur Sans-Gêne.
Universitaire, président de l’Université de Bordeaux, Monsieur Sans-Gêne fait partie de l’élite de la Nation.
Alors nous autres, du Collectif Populaire de Défense des Aquaria Convoités, nous sommes quelque peu inquiets pour celle-ci.

Pour le CPDAC.

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Dans notre combat pour la préservation du Musée-Aquarium d’Arcachon nous sommes tout à coup confrontés à une nouvelle donne après l’abandon des projets d’hôtel 5 étoiles et de Pôle Océanographique Aquitain qui auraient entraîné sa destruction.

 

Il nous faut donc amender notre stratégie pour prendre en compte cette situation inédite.
De plus, nous sommes présentement en période pré-électorale, à moins de six mois des élections municipales, époque traditionnelle de tous les possibles.
Au Collectif Populaire de Défense des Aquaria Convoités, nous avons tout de suite réfléchi aux lendemains qui nous attendent dans l’espoir de les voir chanter.
Nous exposons ci-dessous nos idées dans le fol espoir qu’elles pourraient être reprises par plusieurs des listes de candidats susceptibles d’entrer en compétition.
 
1) Au sujet du Musée-Aquarium lui-même.
 

La première chose qu’il conviendrait de faire serait de le faire protéger au titre des Monuments Historiques, seule solution pour en assurer définitivement la pérennité.

Il serait donc bon que la Mairie, l’Université de Bordeaux et la Société Scientifique unissent leurs efforts pour obtenir ce classement même si cette démarche oblige quelques-uns à manger leur chapeau.
Auxquels pourraient se joindre l’ASSA (l’Association de Sauvegarde du Site d’Arcachon) et même la SHAA, (la Société Historique et Archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch) qui ne peuvent pas rester insensibles au devenir du patrimoine culturel de notre ville.
A quel titre ce classement ?
Depuis que notre collectif se bat pour le défendre, c’est-à-dire depuis dix ans maintenant, après toutes les études qu’il a conduites à son sujet, cet aquarium a été reconnu par beaucoup, et même par exemple par son propriétaire et exploitant, comme le plus ancien de France.
C’est une erreur.
Ce n’est pas le plus vieux de France, c’est le plus vieux du monde.
Celui qui revendique officiellement ce statut c’est celui de Brighton en Angleterre :

Brighton Aquarium is the oldest aquarium still operating in the world.


À tort.

L’aquarium de Brighton a ouvert ses portes au public le 10 août 1872, celui d’Arcachon le 14 juillet 1867.
 
Ensuite, il faut régler le problème de la propriété de cet aquarium.
Une grande partie des locaux sis sur la parcelle Peyneau appartiennent à la Société Scientifique pour les avoir fait édifier à l’aide de ses propres moyens.
Par contre, elle n’est pas propriétaire du terrain sur lequel ils ont été construits.
D’où le sérieux contentieux né entre la Société Scientifique d’Arcachon et l’Université de Bordeaux.
L’ancien maire d’Arcachon, le regretté docteur Robert Fleury avait accédé à la présidence de cette Société Scientifique en 2004.

Le procès-verbal du conseil d’administration du 26 avril 2004 précisait :
 « Le vice-Président Robert Fleury, à la demande de plusieurs membres du Conseil d’Administration, accepte de se présenter à la présidence.
Dans le cas de son élection, il précise que sa présidence sera limitée dans le temps au commencement des travaux du pôle océanographique s’ils ont lieu sur le site actuel.

Dans le cas contraire, il s’opposerait à toute expropriation, démantèlement ou même délocalisation de la Société Scientifique, par tous les moyens légaux.

Il demande l’appui des membres du Conseil d’Administration. »
Le conseil d’administration avait accepté ces conditions à l’unanimité moins une abstention.

C’était l’époque où ce conseil d’administration comptait parmi ses membres deux arcachonnais.

Deux anciens maires : Messieurs Robert Fleury et Pierre Lataillade.

Qui veillaient à ce que ce conseil défende essentiellement les intérêts de la Société Scientifique.
Le docteur Fleury est décédé, Pierre Lataillade est tombé malade et les universitaires se sont empressés de noyauter ce conseil d’administration en éliminant un à un les opposants.
Et ce conseil d’administration défend aujourd’hui les seuls intérêts de l’Université de Bordeaux au détriment de cette pauvre Société Scientifique.
On en est arrivé à ce malheureux projet de Pôle Océanographique Aquitain construit sur le domaine public maritime s’appuyant sur plein de dérogations aussi improbables les unes que les autres.
Au Collectif Populaire de Défense des Aquaria Convoités nous avons comparé ce projet à celui de Notre-Dame-des Landes.
Et comme celui-ci, le Notre-Dame-des-Landes arcachonnais s’est lamentablement vautré dans un vilain caca.
Entraînant un tas de gaspillages pour lesquels bien sûr, personne ne sera jamais sanctionné.
Maintenant il faut regarder devant.
Il faut tourner la page et faire à la fois la paix des braves et la part du feu.
Quelle est la meilleure solution ?
Il faut régler une fois pour toutes ce problème de propriété.
Définir ce qui est à la Société Scientifique et ce qui est à l’Université de Bordeaux.
Une transaction équitable serait que la Société Scientifique abandonne tous ses droits de propriété sur les locaux dont elle a financé par le passé la construction.
A l’exception du seul Musée-Aquarium construit en bois en 1866.

Pour lequel la propriété serait partagée en deux avec l’Université.
A l’Université, la nue-propriété, à la Société Scientifique, l’usufruit.
Et cela faisant l’objet d’un acte notarié établi en bonne et due forme.
En droit français, les grosses réparations sont à la charge du nu-propriétaire ce qui soulagera la Société Scientifique.
Cette solution aura l’insigne avantage d’assurer la pérennité de cette société savante.
 
La pérennité du Musée-Aquarium sera ainsi assurée par sa protection au titre de monument historique, celle de la Société Scientifique par l’usufruit qu’elle aura du précédent.
 
La Société Scientifique pourra alors envisager un avenir à la fois plus serein et plus ambitieux.

Son Musée-Aquarium restauré pourra espérer recevoir au moins 100 000 visiteurs par an, contre 10 000 actuellement.
Et cent mille visiteurs par an, elle l’a déjà connu par le passé.
 
2) au sujet de la Maison Universelle qui lui fait face de l’autre côté du boulevard de la Plage.
 

Cette maison était il n’y a pas si longtemps encore la propriété de la ville.

La tambouille invraisemblable qui a entouré le projet de nouveau POA a fait que la ville a perdu cette propriété.

Quand on fait une grosse ânerie, la perte pour la ville ne doit pas être loin d’atteindre 3,5 millions d’€uros, on passe à la caisse.
Une solution consisterait dès lors à la préempter.
Depuis le temps que les adjoints aux finances successifs nous rabâchent que les finances de la ville sont particulièrement saines, ce ne devrait être qu’une simple formalité.
Une fois achetée, il faudra lui trouver une utilité.
Quelque chose en lien, soit avec le Musée-Aquarium, soit avec l’Université de Bordeaux.
Pourquoi pas une maison des étudiants ?
Comme cela avait déjà été imaginé.
Si cette préemption s’avérait impossible, il faudra absolument que la ville s’oppose à sa démolition.
C’est à l’évidence un élément remarquable du bâti (ERB).

Qu’il faut absolument conserver.
Si l’on considère notre première préconisation réalisée, le Musée-Aquarium devenu monument historique, la Maison Universelle se retrouve alors située dans le périmètre de protection d’un monument historique.

Où l’on ne peut plus faire tout ce que l’on veut.

Il serait bon que les propriétaires actuels, qui ont touché ou qui vont toucher un fort dédommagement financier de la part de la ville compte tenu de l’état déplorable dans lequel cette maison leur a été rendue, utilisent celui-ci pour la rénovation de leur bien.
 
La préservation et la restauration de cette maison à l’aspect remarquable, ne pourra que mettre en valeur le Musée-Aquarium rénové de neuf situé juste en face.
 
3) au sujet du site du Petit Port.

Le Collectif Populaire de Défense des Aquaria Convoités n’a pas vocation à s’intéresser au Petit Port, loin des préoccupations pour lesquelles il s’est rassemblé.
Mais il a soutenu le combat contre les différents permis de construire du POA, lequel POA, par sa taille  et par son caractère tellement inesthétique, aurait massacré à coup sûr l’endroit.
Alors que si on complétait en direction de la mer la couverture du parking semi-enterré, on pourrait ainsi créer une superbe esplanade donnant sur le port.

Laquelle pourrait être utilement bordée de commerces rendant l’endroit particulièrement sympathique.

 

4) au sujet d’un projet d’hôtel 5 étoiles.

Si un projet d’envergure d’un hôtel 5 étoiles redevenait d’actualité, sa meilleure localisation resterait, comme nous l’avons déjà préconisé par le passé, sur l’emplacement de l’ancien Casino Mauresque.