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	<title>Sauvons le Musée-Aquarium d&#039;Arcachon &#187; Quinton</title>
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		<title>Sur Paul Lacoin et quelques uns de ses apparentés…</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Dec 2009 17:18:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ernest Esclangon]]></category>
		<category><![CDATA[Intérêt historique]]></category>
		<category><![CDATA[Le Musée Aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[René Quinton]]></category>
		<category><![CDATA[Esclangon]]></category>
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		<category><![CDATA[Vilmorin]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous avons déjà vu ce que notre Musée-Aquarium devait à Xavier Mouls, le premier curé d’Arcachon.
Un autre grand responsable de sa construction a été Paul Lacoin qui a dirigé l&#8216;Exposition internationale de pêche et d’aquiculture d’Arcachon ayant nécessité l’édification de ce Musée-Aquarium.
Il nous faut donc s’intéresser à lui.
La première partie de l’étude, Une institution respectable, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous avons déjà vu ce que notre Musée-Aquarium devait à Xavier Mouls, le premier curé d’Arcachon.</p>
<p>Un autre grand responsable de sa construction a été Paul Lacoin qui a dirigé l<em>&#8216;Exposition internationale de pêche et d’aquiculture d’Arcachon</em> ayant nécessité l’édification de ce Musée-Aquarium.</p>
<p>Il nous faut donc s’intéresser à lui.</p>
<p>La première partie de l’étude, <strong><em>Une institution respectable, la Société Scientifique d’Arcachon</em></strong><strong>, </strong>liste les vingt-deux membres fondateurs ayant participé à la création de cette institution. Les deux derniers, le<strong> </strong>numéro 21, Elisa Lévêque de Vilmorin née Bailly et le numéro 22, Henry Lévêque de Vilmorin, sont les deux seuls à ne pas bénéficier du moindre commentaire de présentation.</p>
<p>Une mère et son fils.</p>
<p>Peut-être sont-ils punis pour être arrivés les derniers ?</p>
<p>Pourtant ce ne sont pas les moins surprenants.</p>
<p><span id="more-573"></span>En 1842, Pierre, Louis, François, Lévêque de Vilmorin, en abrégé, Louis de Vilmorin, s’était marié, avec Elisa Bailly, de dix ans plus jeune que lui (elle n’avait pas 17 ans, le jour de son mariage) à laquelle il avait fait quatre enfants.</p>
<p>Elle était la fille d’Etienne Bailly, maire et conseiller général de Château-Renard, dans le Loiret, – mais elle avait préféré se marier à Paris, plus chic – et la petite-fille de Philippe-Xavier Leschevin dit Leschevin de Précourt, obscur littérateur<a href="#_ftn1">[1]</a>.</p>
<p>Il était le petit-fils de Philippe Victoire de Vilmorin, lequel, en épousant Adélaïde Andrieux, avait embrassé le métier de son beau-père, Pierre Andrieux, botaniste et fleuriste de Louis XV. Avec son épouse, Philippe Victoire de Vilmorin avait créé la maison Vilmorin-Andrieux, qui allait devenir Vilmorin-Andrieux et Cie.</p>
<div id="attachment_575" class="wp-caption alignleft" style="width: 350px"><a title="Rapport de Paul Lacoin destiné à  l’Empereur François-Joseph. (Recto)  (Collection particulière)" href="http://www.sauvonslemuseeaquarium.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/12/Lacoin01.jpg" rel='gb_imageset[sur-paul-lacoin-et-quelques-uns-de-ses-apparentes%e2%80%a6]'><img class="size-medium wp-image-575 " title="Rapport de Paul Lacoin destiné à  l’Empereur François-Joseph. (Recto)  (Collection particulière)" src="http://www.sauvonslemuseeaquarium.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/12/Lacoin01-340x450.jpg" alt="Rapport de Paul Lacoin destiné à  l’Empereur François-Joseph. (Recto)  (Collection particulière)" width="340" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Rapport de Paul Lacoin destiné à  l’Empereur François-Joseph. (Recto)  (Collection particulière)</p></div>
<p>Louis de Vilmorin avait travaillé dans l’entreprise familiale où il était un spécialiste en biologie et en chimie. De nature maladive et atteint de cruelles infirmités, il était mort prématurément, le 22 mars 1860, à l’âge de 43 ans, en laissant une jeune veuve de 34 ans qui souffrait des bronches. Le médecin de celle-ci lui avait alors conseillé un long séjour réparateur à Arcachon où elle était venue s’installer, très certainement, avec ses enfants.</p>
<p>L’aîné, Henry, âgé de 20 ans, adhérait donc avec sa mère à la Société Scientifique d’Arcachon, en 1863, au moment de sa création.</p>
<p>La seconde, Marguerite, épousait le 15 février de la même année à Saint-Pandelon, un petit village landais au Sud de Dax, Paul Lacoin. Celui-ci appartenait à une famille autrefois installée à Bayonne où son grand-père avait été armateur et fabriquant de cordages. Son père, Lucien-Salvat Lacoin, était monté à Paris où il s’était installé avocat. Paul Lacoin était le second d’une fratrie de quatre composée de trois garçons et d’une fille. Félix, son frère aîné, était avocat, comme son père. Son autre frère, Léon, était magistrat et sera maire de Saint-Pandelon de 1886 à 1917.</p>
<p>Lui-même avait fait des études d’agronomie et était sorti ingénieur de la prestigieuse école d’Agronomie de Grignon. C’est sans doute ce qui l’avait fait rencontrer Marguerite de Vilmorin, issue d’une famille qui faisait déjà la pluie et le beau temps dans l’agronomie française.</p>
<p>Il rentrait de Londres où il avait appartenu, l’année précédente, à la Commission Impériale déléguée à l’exposition universelle qui s’était tenue dans la capitale anglaise. Commission dans laquelle il était inspecteur chargé plus particulièrement des problèmes liés à l’agriculture.</p>
<p>Le jeune ménage rejoignait alors Elisa de Vilmorin, à la santé fragile, qui semblait s’ennuyer à  Arcachon.</p>
<p>Paul Lacoin, que son mariage avait fait « propriétaire agriculteur », publiait, en 1864, une première plaquette intitulée, <em>Arcachon et l’Inscription maritime</em>. Nous pouvons légitimement penser qu’il avait alors adhéré à la Société Scientifique, parrainé par sa belle-mère, membre de la première heure.</p>
<p>Parce que le 27 août 1865, il était désigné par son assemblée générale comme directeur de l’exposition internationale de pêche et d’aquiculture que celle-ci projetait d’organiser l’année suivante.</p>
<p>Sans doute avait-il était choisi, bien qu’il n’eût pas encore 25 ans, pour sa compétence et son expérience tirée de l’exposition de Londres, mais il est probable aussi que l’influence de sa belle-mère au sein de cette Société ait été directement proportionnelle à l’important niveau de sa fortune<a href="#_ftn2">[2]</a>. (Elle avait déjà été, par ailleurs et peut-être pour la même raison, la première femme jamais membre de la Société Botanique de France.)</p>
<div id="attachment_576" class="wp-caption alignright" style="width: 344px"><a href="http://www.sauvonslemuseeaquarium.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/12/Lacoin02.jpg" rel='gb_imageset[sur-paul-lacoin-et-quelques-uns-de-ses-apparentes%e2%80%a6]'><img class="size-medium wp-image-576" title="Rapport de Paul Lacoin destiné à  l’Empereur François-Joseph. (Verso)  (Collection particulière)" src="http://www.sauvonslemuseeaquarium.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/12/Lacoin02-334x450.jpg" alt="Rapport de Paul Lacoin destiné à  l’Empereur François-Joseph. (Verso)  (Collection particulière)" width="334" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Rapport de Paul Lacoin destiné à  l’Empereur François-Joseph. (Verso)  (Collection particulière)</p></div>
<p>A l’issue de cette exposition fort réussie, il aura la difficile tâche de rédiger un rapport que Napoléon III avait demandé, à Biarritz le 7 octobre 1866, lors de l’audience qu’il avait accordée à quelques représentants de la Commission générale organisatrice : <em>Rapport à l’Empereur, sur l&#8217;Exposition internationale de pêche et d’aquiculture d’Arcachon</em>, Panckoucke et Cie, Paris-1867.</p>
<p>Un rapport<a href="#_ftn3">[3]</a> qui se contente essentiellement d’expliquer que le monopole de la pêche accordé aux inscrits maritimes, en contrepartie de l’obligation qu’ils avaient de servir la flotte militaire, était la cause première du peu de productivité de la pêche française.</p>
<p><em>« Parce qu’il fait des gens de mer une corporation fermée qui se recrute de père en fils, mais où n’entrent pas, et d’où se hâtent de sortir s’ils parviennent à s’y développer, les hommes qui pourraient être le centre d’associations. »</em></p>
<p>Une position déjà défendue, en 1861, par le curé Mouls en épilogue de sa plaquette sur les huîtres.</p>
<p>Toutefois, tout ce qui comptait alors dans le monde était bien sûr destinataire d’un exemplaire  de ce rapport d’une exposition aussi importante. A commencer par l’Empereur François-Joseph d’Autriche, le mari de Sissi<a href="#_ftn4">[4]</a>. Paul Lacoin avait envoyé l’exemplaire qu’il lui destinait par l’intermédiaire de son ambassadeur à Paris, le propre fils de Metternich, Richard Klemens prince de Metternich-Winneburg.</p>
<p>La fin de l’exposition, le 31 octobre 1866, sonnait le signal du départ d’Arcachon pour la famille de Vilmorin. Elisa se devait de reprendre la direction de la maison de commerce, aidée en cela par son fils Henry à qui elle entendait transmettre le flambeau. Mais le 3 août 1868, elle s’éteignait à Verrières-le-Buisson, fief historique de la famille.</p>
<p><em>« Femme dont le tendre dévouement a soutenu son mari, aidé même dans ses travaux et a su verser sur ses souffrances le baume des plus douces consolations.</em></p>
<p><em>A laissé </em><em>dans l’histoire de sa famille, une trace lumineuse, souvenir d’une rare distinction et d’une grande charité</em><a href="#_ftn5"><em><strong>[5]</strong></em></a><em>. »</em></p>
<div id="attachment_578" class="wp-caption alignleft" style="width: 369px"><a title="Henry Lévêque de Vilmorin" href="http://www.sauvonslemuseeaquarium.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/12/Lacoin06.jpg" rel='gb_imageset[sur-paul-lacoin-et-quelques-uns-de-ses-apparentes%e2%80%a6]'><img class="size-medium wp-image-578 " title="Henry Lévêque de Vilmorin" src="http://www.sauvonslemuseeaquarium.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/12/Lacoin06-359x450.jpg" alt="Henry Lévêque de Vilmorin" width="359" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Henry Lévêque de Vilmorin (6)</p></div>
<p>Son fils Henry  (1843 -1899) assumait alors la responsabilité de l’entreprise Vilmorin-Andrieux &amp; Cie.</p>
<p><em>« Agronome et chercheur infatigable, il s’est rendu célèbre en inaugurant, à partir de 1873, l’amélioration des Blés par la méthode des croisements raisonnés qui ont donné la magnifique série des blés hybrides à grand rendement dont l’emploi a eu une répercussion si heureuse sur la culture du blé en France. […]</em></p>
<p><em>Il continua les travaux de son père sur la pomme de terre et publia la seconde édition du catalogue méthodique et synonymique des variétés. […]</em></p>
<p><em>Il fut le premier Vice-Président de la Société Nationale d’Horticulture de France.</em></p>
<p><em>Parlant la plupart des langues européennes, il voyagea en Angleterre, en Italie, en Russie, aux Etats-Unis etc…</em></p>
<p><em>Membre du Jury de toutes les réunions agricoles et horticoles internationales.</em></p>
<p><em>A l’étranger, il ne représentait pas seulement la maison Vilmorin, mais la France et la science dans ce qu’elles ont de meilleur. […]</em></p>
<p><em>Il s’occupa également d’œuvres sociales avec le Comte Albert de Mun. Une étude qu’il publia sur l’arrêt du travail du Dimanche dans les fabriques de sucre (1879) montre assez toute l’importance qu’il attachait au bien-être matériel et moral de l’ouvrier.</em><a href="#_ftn7"><em><strong>[7]</strong></em></a><em> »</em></p>
<p>Il épousait, en mars 1869, Louise Darblay dont il allait avoir sept enfants.</p>
<p>L’aînée, Elisabeth, née en 1870, se mariait en septembre 1896 avec Marc d’Estienne d’Orves. A leur tour, ils avaient 5 enfants, dont le second, Honoré d’Estienne d’Orves, est entré dans l’histoire, polytechnicien, héros de la Seconde Guerre Mondiale, martyr de la Résistance.</p>
<p>Le second, Philippe de Vilmorin, né en 1872,  deviendra chef, dès la fin 1899, de la maison Vilmorin-Andrieux &amp; Cie. Il fera six enfants à son épouse dont l’aînée se fera connaître sous le nom de Comtesse Mapie de Toulouse Lautrec et la seconde ne sera autre que la non moins célèbre, Louise de Vilmorin.</p>
<p>Henry de Vilmorin mourait à 56 ans, le 23 août 1899, à Verrières-le-Buisson, dont il était le maire depuis 15 ans après être entré au conseil municipal dès 1871. Son fils aîné le remplacera, un temps, à la mairie de Verrières-le-Buisson.</p>
<p>Si le climat arcachonnais n’avait pas été vraiment favorable à la santé défaillante d’Elisa de Vilmorin, il allait se montrer beaucoup plus propice à la fécondité du jeune couple Lacoin.</p>
<p>Et ainsi naissait à Arcachon, le 9 février 1864, Elisa, Marguerite, Marie Lacoin qui mourra quasi centenaire, à Bayonne, en 1963.</p>
<p>Elle sera suivie de Louis, Marie, Paul Lacoin, né le 3 mars 1865, toujours à Arcachon. Celui-ci fera l’Ecole Centrale, dirigera des forges et fonderies d’abord aux Aciéries de Longwy avant de passer chez de Dietrich à Lunéville.</p>
<p>Dans les années 1910, il s’intéressera à la conquête de l’air et publiera plusieurs ouvrages sur ce sujet dont, en 1911, une <em>Construction des appareils d’Aviation</em>. Il est amusant de constater que beaucoup des personnalités qui ont joué</p>
<div id="attachment_586" class="wp-caption alignright" style="width: 368px"><a title="Ouvrage de Louis Lacoin publié en 1911" href="http://www.sauvonslemuseeaquarium.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/12/Lacoin03.jpg" rel='gb_imageset[sur-paul-lacoin-et-quelques-uns-de-ses-apparentes%e2%80%a6]'><img class="size-medium wp-image-586 " title="Ouvrage de Louis Lacoin publié en 1911" src="http://www.sauvonslemuseeaquarium.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/12/Lacoin03-358x450.jpg" alt="Ouvrage de Louis Lacoin publié en 1911" width="358" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Ouvrage de Louis Lacoin publié en 1911</p></div>
<p>un rôle dans la gestion de la Société Scientifique ont eu un lien, plus ou moins ténu, avec la conquête de l’air d’avant 1914. Nous avons déjà rencontré Ernest Esclangon en train d’observer une éclipse à partir d’un ballon, René Quinton, personnage essentiel de l’aviation naissante et maintenant Paul Lacoin, père de ce Louis Lacoin.</p>
<p>Après avoir été professeur à Centrale, il finira sa carrière comme ingénieur en chef du matériel et de la traction de la Compagnie d&#8217;Orléans.</p>
<p>Viendra ensuite Charles, Félix, Henri, Salvat Lacoin, né le 24 juillet 1866 à Verrières-le-Buisson, où sa mère, on la comprendra, avait préféré se réfugier dès le début de l’Exposition Internationale d’Arcachon qui occupait tant son mari.</p>
<p>Et enfin, <a href="http://gw5.geneanet.org/index.php3?b=verseau&amp;lang=fr;m=P;v=auguste+emile+gustave">Auguste, Emile, Gustave</a>, Lacoin, dit Auguste Lacoin de Vilmorin, qui naîtra à Paris, le 7 avril 1869, où la famille s’était donc installée pour avoir quitté Arcachon après la fin de cette Exposition Internationale.</p>
<p>Paul Lacoin était aussi l’oncle de Maurice Lacoin, le plus jeune des quatre fils de son frère aîné, Félix Lacoin.</p>
<p><em>« Né le 25 octobre 1877 à Dax, Maurice Lacoin, après des études secondaires au collège Stanislas, entre à l&#8217;École Polytechnique en 1896. Il en sort en 1898 dans le corps du Génie maritime. Entré à la Compagnie des Chemins de fer de Paris-Orléans, il y atteint le rang d&#8217;adjoint au</em></p>
<div id="attachment_587" class="wp-caption alignleft" style="width: 364px"><em><em><a title="Etude de Maurice Lacoin,  Président de la Cellulose du Pin." href="http://www.sauvonslemuseeaquarium.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/12/Lacoin04.jpg" rel='gb_imageset[sur-paul-lacoin-et-quelques-uns-de-ses-apparentes%e2%80%a6]'><img class="size-medium wp-image-587 " title="Etude de Maurice Lacoin,  Président de la Cellulose du Pin." src="http://www.sauvonslemuseeaquarium.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/12/Lacoin04-354x450.jpg" alt="Etude de Maurice Lacoin,  Président de la Cellulose du Pin." width="354" height="450" /></a></em></em><p class="wp-caption-text">Etude de Maurice Lacoin,  Président de la Cellulose du Pin.</p></div>
<p><em>directeur général. Il devait y jouer un rôle important assurant notamment l&#8217;électrification de la ligne Paris-Vierzon et y organisant les ateliers et la formation du personnel, jouant en ces deux domaines un rôle d&#8217;initiateur. De 1927 à 1930, il est secrétaire général de la Société André Citroën. Il assume ensuite de nombreuses activités, notamment : présidence de grandes sociétés (Société Neyret-Beylier de 1931 à 1947, Cellulose du Pin depuis 1940), formation professionnelle. On lui doit de nombreux articles et plusieurs ouvrages sur des questions sociales, économiques et techniques, en particulier un ouvrage sur Chaptal comme ministre de la Production industrielle sous le Premier Empire. Maurice Lacoin fut également le premier président de l&#8217;Association de Cadres dirigeants de l&#8217;industrie</em><a href="#_ftn8"><em><strong>[8]</strong></em></a><em>. »</em></p>
<p>On lui doit aussi des <em>Etudes sur la formation du sol de la Gascogne et la restauration de la forêt landaise</em>. Delmas, Bordeaux-1948.</p>
<p>Toutes ses occupations lui avaient quand même laissé le temps de faire pas moins de 10 enfants à son épouse. La 3<sup>ème</sup>, Elisabeth, surnommée Zaza<a href="#_ftn9">[9]</a>, sera la tendre amie de Simone de Beauvoir.</p>
<p>Marguerite de Vilmorin devenue Madame Paul Lacoin de Vilmorin, grande spécialiste de l’art floral et à laquelle nous devons un livre sur <em>Les Bouquets</em>, Librairie et Imprimerie Horticoles, Paris-1904, s’éteindra, le 27 juin 1912, à Tours.</p>
<div id="attachment_590" class="wp-caption aligncenter" style="width: 349px"><a title="Ouvrage de Mme Lacoin de Vilmorin" href="http://www.sauvonslemuseeaquarium.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/12/Lacoin07c.jpg" rel='gb_imageset[sur-paul-lacoin-et-quelques-uns-de-ses-apparentes%e2%80%a6]'><img class="size-medium wp-image-590 " title="Ouvrage de Mme Lacoin de Vilmorin" src="http://www.sauvonslemuseeaquarium.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/12/Lacoin07c-339x450.jpg" alt="Ouvrage de Mme Lacoin de Vilmorin" width="339" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Ouvrage de Mme Lacoin de Vilmorin</p></div>
<p>Son mari la suivra, six ans plus tard, le 2 mai 1918, à Pau.</p>
<p>En cette veille de Noël, pour remercier toutes les dames, et elles sont nombreuses, qui ont déjà signé la pétition demandant la sauvegarde de l&#8217;œuvre de son mari, Madame Paul Lacoin leur offre cet élégant bouquet tiré de son ouvrage :</p>
<p style="text-align: center;"><a title="Bouquet" href="http://www.sauvonslemuseeaquarium.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/12/Lacoin08.jpg" rel='gb_imageset[sur-paul-lacoin-et-quelques-uns-de-ses-apparentes%e2%80%a6]'><img class="aligncenter size-medium wp-image-591" title="Lacoin08" src="http://www.sauvonslemuseeaquarium.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/12/Lacoin08-300x450.jpg" alt="Lacoin08" width="300" height="450" /></a></p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Qui savait ce que c’était qu’appartenir à une société savante si l’on en croit la page de garde de son dernier ouvrage publié deux ans avant sa mort et sur laquelle il se présente comme membre des Académies de Dijon, Turin et Besançon ; des Sociétés des Sciences Naturelles de Wétéravie ; de Physique et d’Histoire Naturelle de Genève ; d’Histoire naturelle et de Minéralogie d’Iéna ; des Sciences et Arts de Grenoble, Lille et Trève ; et des Sociétés d’Agriculture et de Pharmacie de Paris.</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Le <em>Rapport à l’Empereur, sur l&#8217;Exposition internationale de pêche et d’aquiculture d’Arcachon </em>juge nécessaire de ne mentionner, afin de remerciements, que six souscripteurs, sans doute les plus généreux : M. Lacoin père, M. Vilmorin, M. Rhoné-Pereire, M. le Duc de Cambacérès, Monseigneur Donnet et M. Thouvenel.</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Qui a été numérisé par Google et qui est accessible à l’adresse suivante :</p>
<p><a href="http://books.google.fr/books?id=uZ8TAAAAYAAJ&amp;dq=lacoin+exposition+internationale+aquiculture&amp;printsec=frontcover&amp;source=bl&amp;ots=7kykG3o79c&amp;sig=x0VimQOD7Dj1YyUBHWdIAuM3tkE&amp;hl=fr&amp;ei=iuIsS83THJC64QbhhaydCQ&amp;sa=X&amp;oi=book_result&amp;ct=result&amp;resnum=1&amp;ved=0CAoQ6AEwAA#v=onepage&amp;q=&amp;f=false">http://books.google.fr/books?id=uZ8TAAAAYAAJ&amp;dq=lacoin+exposition+internationale+aquiculture&amp;printsec=frontcover&amp;source=bl&amp;ots=7kykG3o79c&amp;sig=x0VimQOD7Dj1YyUBHWdIAuM3tkE&amp;hl=fr&amp;ei=iuIsS83THJC64QbhhaydCQ&amp;sa=X&amp;oi=book_result&amp;ct=result&amp;resnum=1&amp;ved=0CAoQ6AEwAA#v=onepage&amp;q=&amp;f=false</a>.</p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Celle-ci, rappelons-le, viendra villégiaturer une semaine à Arcachon au mois d’août 1890, sans prendre la peine, croit-on savoir, de visiter le Musée-Aquarium.</p>
<p><a href="#_ftnref5">[5]</a> Georges Trébuchet, Christian Gautier, <em>Une Famille, une Maison, Vilmorin-Andrieux</em>, L’Historique de Verrières, Verrières-le-Buisson-1982, p. 38.</p>
<p><a href="#_ftnref6">[6]</a> Ibid., p. 39</p>
<p><a href="#_ftnref7">[7]</a> Ibid. p. 39-43.</p>
<p><a href="#_ftnref8">[8]</a> François Russo, <em>Maurice Lacoin (1877-1963)</em> in Revue d’histoire des sciences et de leurs applications, Année 1965, Volume 18, p. 113.</p>
<p><a href="#_ftnref9">[9]</a> Morte à 22 ans, elle est enterrée avec son père au cimetière de Saint-Pandelon.</p>
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		<title>Sur Ernest Esclangon</title>
		<link>http://www.sauvonslemuseeaquarium.org/wordpress/2009/12/23/sur-ernest-esclangon/</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Dec 2009 17:13:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ernest Esclangon]]></category>
		<category><![CDATA[René Quinton]]></category>
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		<description><![CDATA[Ouvrons si vous le voulez bien, une petite parenthèse pour mieux faire connaissance avec ce savant.
En 1905, un an avant d’être intronisé au sein de la Société Scientifique, il avait donc été nommé astronome-adjoint à l’Observatoire de Bordeaux. Cette même année-là, le 30 août, il y avait eu une éclipse totale de soleil. Et notre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #0000ff;">Ouvrons si vous le voulez bien, une petite parenthèse pour mieux faire connaissance avec ce savant.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">En 1905, un an avant d’être intronisé au sein de la Société Scientifique, il avait donc été nommé astronome-adjoint à l’Observatoire de Bordeaux. Cette même année-là, le 30 août, il y avait eu une éclipse totale de soleil. Et notre jeune astronome-adjoint, n’avait pas hésité à payer de sa personne pour tenter de l’observer de plus près. Depuis la nacelle d’un ballon.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Il avait rédigé un compte-rendu de cette expérience, publié par le Bureau des Longitudes, que vous trouverez ci-après.<br />
Une façon pour nous d’élever le débat.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">A la Société Scientifique, il avait rejoint René Quinton qui allait de son côté, au printemps 1908, se découvrir une soudaine passion pour la conquête de l’air.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Une passion envahissante.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Lors de leurs réunions à la Société Scientifique d’Arcachon, celle-ci n’aurait-elle pas déteint sur son collègue Esclangon ? Parce que ce dernier signait, dans les Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences, Juillet-Décembre 1908, Tome 147, un article assez inattendu de la part d’un astronome : <em>Le vol plané sans force motrice.</em></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Il récidivait, au mois de Janvier suivant, en confiant cette fois à la Revue des Idées, une nouvelle étude sur un sujet comparable : <em>La navigation et le planement des oiseaux</em>.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Il faut bien comprendre qu’ils n’étaient pas très nombreux les gens, en général, et les scientifiques, en particulier, à s’intéresser à la conquête de l’air à cette époque-là, avant la guerre de 14.</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Nous pouvons imaginer René Quinton et Ernest Esclangon agacés d’observer les hippocampes modifier, dans les bacs de l’Aquarium d’Arcachon, la profondeur à laquelle ils évoluent, en ayant l’air de ne pas y toucher, alors qu&#8217;au même moment l’homme, lui, avait tant de mal à s’abstraire de la pesanteur.</span></p>
<p align="center">
<p align="center">BUREAU DES LONGITUDES.</p>
<p align="center">
<p align="center">
<p align="center">ÉCLIPSE TOTALE DE SOLEIL DU 29-30 AOUT 1905.</p>
<p align="center">________________</p>
<p><span id="more-557"></span></p>
<p align="center"><strong>OBSERVATIONS FAITES A BORDEAUX ET EN BALLON</strong></p>
<p align="center"><strong>PENDANT </strong><strong>L&#8217;ÉCLIPSE DU 30 AOUT 1905 ;</strong></p>
<p align="center"><strong> </strong></p>
<p align="center">PAR  M. ERNEST ESCLANGON.</p>
<p align="center">Astronome adjoint à l&#8217;Observatoire de Bordeaux.</p>
<p align="center">
<p align="center">_______</p>
<p align="center">
<p>Les observations de l&#8217;éclipse du 3o août 1905 devaient être importantes surtout dans la zone de totalité où s&#8217;étaient rendus un grand nombre d&#8217;astronomes, mais au point de vue purement scientifique devait-on se désintéresser de l&#8217;éclipse dans les zones où elle n&#8217;était que partielle ? A Bordeaux, au moment de la plus brande phase, les 923 millièmes de la surface solaire devaient être recouverts par la Lune ; cette circonstance était particulièrement favorable à l&#8217;exécution de certaines observations dont je montrerai le but dans un instant.</p>
<p>Aussi M. Rayet, directeur de l&#8217;Observatoire, accepta-t-il avec empressement l&#8217;offre gracieuse de <em>l&#8217;Aéro-Club </em>du Sud-Ouest et du journal <em>La </em><em>Petite Gironde </em>de mettre, le jour de l&#8217;éclipse, un ballon à la disposition de l&#8217;Observatoire.</p>
<p>Avant de quitter Bordeaux pour se rendre à Burgos, M. Rayet voulut bien me confier le soin d&#8217;élaborer un programme d&#8217;observations.</p>
<p>Après examen, et d&#8217;accord avec les aéronautes qui devaient m&#8217;accompagner, il fut décidé que nous ferions le 3o août une ascension de grande altitude, condition indispensable pour mener à bien les observations en projet. La conduite de l&#8217;aérostat devait être confiée à M. Briol, un des aéronautes les plus distingués de l&#8217;Aéro-Club et dont la grande habileté, consacrée par de nombreuses ascensions, était pour nous un précieux élément de succès.</p>
<p>L&#8217;ascension du 3o août comportait, en effet, des difficultés particulières ; outre la grande altitude à laquelle nous nous proposions de nous élever, il fallait de plus, et au moment de l&#8217;éclipse, nous maintenir à une hauteur sensiblement constante. Or, cette condition était précisément très difficile à réaliser, car, outre la difficulté qu&#8217;il y a habituellement à se maintenir à un niveau constant, le refroidissement occasionné par l&#8217;éclipse devait, d&#8217;autre part, avoir comme conséquence immédiate une chute continue de l&#8217;aérostat, chute qu&#8217;il fallait combattre par un jet de lest continu et bien mesuré.</p>
<p>Enfin, M. Maurice Martin, rédacteur à <em>La Petite Gironde, </em>et auquel était due en fait l&#8217;initiative de cette ascension scientifique, devait nous accompagner comme représentant de ce journal, et s&#8217;offrait gracieusement, du reste, à nous aider dans l&#8217;exécution de nos observations.</p>
<p>Les recherches que je m&#8217;étais proposé d&#8217;entreprendre étaient d&#8217;ordres différents.</p>
<p>En premier lieu, j&#8217;avais résolu de faire des observations actinométriques à haute altitude au moment de la plus grande phase. L&#8217;importance d&#8217;une grande altitude dans ce genre d&#8217;observations est trop connue pour que je la discute longuement ici. Il suffira de rappeler que l&#8217;absorption atmosphérique diminue d&#8217;autant plus qu&#8217;on s&#8217;élève davantage et qu&#8217;à 3ooo<sup>m</sup> elle se trouve déjà réduite dans des proportions considérables. De plus, en opérant en ballon, on évite un inconvénient très fréquent dans les stations élevées, à savoir les courants d&#8217;air souvent chargés d&#8217;humidité qui, cheminant sur les flancs des montagnes, rendent peu comparables des observations faites même à court intervalle de temps. Quant à l&#8217;intérêt des mesures actinométriques obtenues à l&#8217;instant de la plus grande phase, il résultait de cette circonstance qu&#8217;à ce moment la partie du Soleil non éclipsée était constituée presque exclusivement par les bords du disque, tout en restant assez importante pour impressionner convenablement les thermomètres actinométriques. De plus, la surface non éclipsée passant par un minimum varie peu au moment de la plus grande phase ; la radiation solaire reste donc sensiblement constante pendant un intervalle de temps assez long pour permettre au thermomètre actinométrique d&#8217;atteindre un équilibre suffisant.</p>
<p>Des observations comparatives faites avant et après la fin de l&#8217;éclipse auraient donné ensuite la relation existant entre le rayonnement total et le rayonnement particulier aux bords solaires. Comme la hauteur apparente du Soleil devait varier entre ces deux observations extrêmes, il y avait 1à une nouvelle raison pour opérer à grande altitude de façon à diminuer l&#8217;importance de l&#8217;absorption atmosphérique qui devenait variable, et pouvoir faire ainsi avec quelque sûreté les corrections nécessaires.</p>
<p>En second lieu, je me proposais d&#8217;étudier la polarisation de la lumière émise par la couronne solaire ; mais ici, le fait que l&#8217;éclipse n&#8217;était pas totale diminuait beaucoup l&#8217;intérêt de cette étude qui devait surtout trouver sa place dans la zone de totalité. Enfin, j&#8217;avais décidé de rechercher, au cas où j&#8217;en aurais le loisir, si la proportion de lumière atmosphérique polarisée reste constante avec la marche de l&#8217;éclipse et si la dissymétrie solaire qui en résulte n&#8217;introduit pas des perturbations sensibles dans la direction normale des plans de polarisation. Mais, à mon point de vue, ces recherches devaient rester d&#8217;ordre secondaire.</p>
<p>Le ballon à bord duquel nous devions prendre place, la <em>Belle Hélène, </em>cube 1600<sup>m</sup> et appartient à M. Baudry, président de l&#8217;Aéro-Club du Sud Ouest, que je tiens à remercier ici pour l&#8217;extrême obligeance dont il fit preuve à notre égard pendant la préparation de notre ascension. Les cordes de suspente durent être allongées de 1<sup>m</sup>,5o afin d&#8217;être certains que, de la nacelle, nous verrions le Soleil au commencement de l&#8217;éclipse. Le premier contact se produisant à 11<sup>h</sup>43<sup>m</sup> (temps vrai), le Soleil devait se trouver très haut sur l&#8217;horizon dans les premières phases de l&#8217;éclipse et la précaution n&#8217;était pas inutile. Nous comptions atteindre avec un temps favorable une altitude de 3500<sup>m</sup> à 4000<sup>m</sup>.</p>
<p>Le Directeur du Conservatoire des Arts et Métiers avait bien voulu nous confier l&#8217;actinomètre de Violle qui fait partie des collections de cet établissement, et M. Violle lui-même voulut bien, en ces circonstances, nous donner de précieux conseils et d&#8217;utiles indications dont nous le remercions vivement. La sphère extérieure de l&#8217;actinomètre mesure o<sup>m</sup>, 3o de diamètre et peut contenir 10<sup>kg</sup> de glace environ, quantité suffisante pour plusieurs heures d&#8217;observations. La nacelle de la Belle-Hélène<em> </em>fut aménagée spécialement pour recevoir cet instrument. Dans ce but une petite table, de o<sup>m</sup>, 4o de côté, fut placée au centre et fixée solidement aux traverses de fond par des vis ; la partie supérieure fut recouverte d’un plateau métallique dont la surface fut plombaginée pour faciliter les déplacements horizontaux de l&#8217;actinomètre, déplacements que les mouvements de rotation du ballon devaient rendre nécessaires.</p>
<p>Comme polarimètres, j&#8217;avais à ma disposition un polarimètre de Cornu, propriété de l&#8217;Observatoire, et un polarimètre d&#8217;Arago, emprunté à la Faculté des Sciences. Mon intention était de les utiliser presque exclusivement comme polariscopes, et, dans le polarimètre d&#8217;Arago, j&#8217;avais supprimé la pile de glaces. Une étude préliminaire et comparative de ces instruments m&#8217;avait montré que, dans les conditions toutes particulières où nous devions être placés, c&#8217;est-à-dire pour observer au voisinage immédiat du disque solaire, le polarimètre d&#8217;Arago semblait préférable à celui de Cornu. Avec une lumière un peu vive, on apprécie plus aisément les changements de teinte que les différences d&#8217;éclairement, de sorte que le premier de ces deux appareils permet dans ces conditions de déceler des quantités très faibles de lumière polarisée indiscernables avec le second.</p>
<p>Enfin, des baromètres, des thermomètres et des hygromètres enregistreurs complétaient notre outillage scientifique.</p>
<p>Quant aux hauteurs atteintes, la mesure devait en être obtenue par triangulation. Dans ce but, deux stations furent organisées : l&#8217;une à l&#8217;Observatoire même, sous la direction de M. Kromm ; l&#8217;autre, à Bordeaux, sur la terrasse d&#8217;un bâtiment appartenant à M. Bayard, architecte, confiée à M. Godard. Ces deux stations étaient séparées par une distance horizontale de 3379<sup>m</sup>,5 ; les instruments employés étaient des théodolites et permettaient d&#8217;évaluer simultanément l&#8217;azimut et la hauteur.</p>
<p>Malheureusement, le 3o août fut loin d&#8217;être au point de vue du temps ce que nous aurions désiré. Ce fut une journée particulièrement orageuse, coupée d&#8217;averses et de bourrasques ; le vent soufflait avec une certaine violence. Le commencement de l&#8217;éclipse devant se produire à midi (temps moyen de Paris),  nous avions décidé de partir vers 11<sup>h</sup>15<sup>m</sup> de façon à nous équilibrer à la hauteur voulue avant le premier contact. Mais, au moment où le gonflement venait d&#8217;être terminé, une forte averse mouilla entièrement le ballon et, outre le retard considérable qu&#8217;elle apporta à notre départ, elle devait nous empêcher d&#8217;atteindre les altitudes que nous avions espérées, car cette surcharge inattendue diminuait d&#8217;autant la quantité de lest que nous pouvions emporter. Après un faux départ, dans lequel une rafale nous ramena assez violemment sur le sol et faillit briser les instruments, nous partîmes enfin à midi dans une éclaircie. La <em>Belle-Hélène </em>s&#8217;éleva dans une trouée de nuages qui, marchant avec nous, nous permit de voir le Soleil au moins pendant quelque temps. Je montai rapidement l&#8217;actinomètre préalablement rempli de glace. Les opérations marchaient régulièrement et je faisais quelques déterminations préliminaires, lorsqu&#8217;un accident brisa le thermomètre actinométrique. Je fus mis ainsi dans l&#8217;obligation d&#8217;interrompre ce genre d&#8217;observations. On peut cependant, de ces expériences malheureusement interrompues, tirer cet enseignement important qu&#8217;avec un aménageaient convenable et une nacelle spacieuse, les observations actinométriques sont parfaitement réalisables en ballon avec l&#8217;appareil de Violle, et que, malgré les mouvements de rotation toujours lents de l&#8217;aérostat, il est possible de maintenir le tube d&#8217;insolation dans la direction de la radiation. Peut-être y aurait-il lieu, toutefois, d&#8217;adapter à cet actinomètre un dispositif spécial permettant de lui donner une plus grande mobilité. Il y aurait, de plus, avantage à en réduire les dimensions de façon à le rendre plus maniable, et cela sans nuire beaucoup à la précision qu&#8217;il comporte.</p>
<p>L&#8217;instant de la plus grande phase approchant, je m&#8217;appliquai alors aux observations polarimétriques ; je fis usage du polarimètre d&#8217;Arago et observai surtout au voisinage des pointes du croissant solaire. Je me servais de lunettes légèrement fumées et je m&#8217;étais assuré par des expériences préalables qu&#8217;elles n&#8217;introduisaient aucune polarisation étrangère. Malgré la difficulté de l&#8217;observation, je pus reconnaître qu&#8217;au voisinage immédiat du bord solaire, et par conséquent dans la région coronale, la polarisation était sensible mais peu considérable. Par comparaison avec des observations préliminaires sur la sensibilité de l&#8217;instrument que j&#8217;utilisais, je trouvai que la proportion de lumière polarisée ne devait pas dépasser 1/20. <sub> </sub>Des cirrus très élevés que nous ne pûmes surmonter nous cachèrent ensuite le Soleil qui resta voilé jusqu&#8217;à la fin de l&#8217;éclipse. Ils nous donnèrent l&#8217;occasion de contempler une superbe couronne d&#8217;interférences que le faible éclat du Soleil éclipsé rendait ainsi très apparente. On sait que c&#8217;est là un phénomène assez rare en raison de l&#8217;éclairement considérable produit par un Soleil normal.</p>
<p>Comme le ciel restait limpide dans le Nord-Est j&#8217;en profitai pour faire quelques observations sur la polarisation atmosphérique. J&#8217;observai dans une région située à 9o° du Soleil et sensiblement dans le même azimut. La quantité de lumière polarisée était relativement faible ce jour-là et de plus elle se montra variable avec la phase de l&#8217;éclipse. Voici les résultats obtenus avec le photo-polarimètre de Cornu :</p>
<p>Heures.                                        Proportion de lumière polarisée<br />
h  m</p>
<p>1.30&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.. 0,35</p>
<p>1.50&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.. 0,29</p>
<p>2.10&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.. 0,24</p>
<p>2,30&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.. 0,19</p>
<p>La phase maximum s&#8217;étant produite à 1<sup>h</sup>20<sup>m</sup>, on voit que la proportion de lumière polarisée diminuait à mesure que le Soleil reparaissait davantage.</p>
<p>Il est assez difficile d&#8217;expliquer cette variation très sensible de la polarisation atmosphérique, d&#8217;autant plus que, généralement, la quantité de lumière polarisée augmente graduellement du milieu de la journée au soir. Est-ce là un phénomène constant ou bien doit-il être attribué à des circonstances étrangères à l&#8217;éclipse ? Il est à remarquer que la <em>Belle-Hélène </em>ne cessa de s’élever à partir de 1<sup>h</sup>20<sup>m</sup>, c&#8217;est-à-dire à partir de l&#8217;instant correspondant à la phase maximum.</p>
<p>La disparition graduelle du Soleil avait occasionné un refroidissement considérable et une chute continue du ballon qui, en raison de la trop petite quantité de lest dont nous disposions, fut fort difficile à combattre. Voici d&#8217;ailleurs un Tableau indiquant les altitudes et les températures correspondant aux heures données dans la première colonne :</p>
<p>Heures.                                          Altitudes</p>
<p>&#8212;&#8211;                                           au-dessus du niveau</p>
<p>Temps moyen Paris.                     de la mer.                    Températures.</p>
<p>h   m</p>
<p>12,  2&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.. 267                                    0</p>
<p>12.  7&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.. 612                                     «</p>
<p>12.15&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. &#8230;&#8230;&#8230;&#8230; 963                                     «</p>
<p>12.25&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. &#8230;&#8230;&#8230;.. 1102                                     «</p>
<p>12.30&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. &#8230;&#8230;&#8230;.. 1144                                  11,6</p>
<p>12.35&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. &#8230;&#8230;&#8230;.. 1198                                  11,4</p>
<p>12.45&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. &#8230;&#8230;&#8230;.. 1335                                  11,0</p>
<p>12.47&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. &#8230;&#8230;&#8230;.. 1325                                  10,7</p>
<p>12.57&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. &#8230;&#8230;&#8230;.. 1194                                     «</p>
<p>1.  5&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. &#8230;&#8230;&#8230;.. 1075                                    0</p>
<p>1.  8&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. &#8230;&#8230;&#8230;.. 1006                                     «</p>
<p><strong>1.14</strong>&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. &#8230;&#8230;&#8230;&#8230; 792                                     «           <strong> phase</strong></p>
<p><strong>1.19</strong>&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. &#8230;&#8230;&#8230;&#8230; 846                                    7,2         <strong>maximum</strong></p>
<p>1.25&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. &#8230;&#8230;&#8230;&#8230; 887                                  10,7</p>
<p>1.32&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. &#8230;&#8230;&#8230;.. 1140                                     «</p>
<p>1.39&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. &#8230;&#8230;&#8230;.. 1140                                  10,6</p>
<p>1.45&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. &#8230;&#8230;&#8230;.. 1140                                     «</p>
<p>1.47&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. &#8230;&#8230;&#8230;.. 1305                                  10,8</p>
<p>1.54&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. &#8230;&#8230;&#8230;.. 1305                                    9,8</p>
<p>2.  0&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. &#8230;&#8230;&#8230;.. 2086                                    9,5</p>
<p>2.  7&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. &#8230;&#8230;&#8230;.. 2241                                     «</p>
<p>2.15&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. &#8230;&#8230;&#8230;.. 1605                                    9,9</p>
<p>2.20&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. &#8230;&#8230;&#8230;.. 1470                                  11,6</p>
<p>2.27&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. &#8230;&#8230;&#8230;.. 1914                                    8,0</p>
<p>2.31&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. &#8230;&#8230;&#8230;.. 2266                                    6,0</p>
<p>2.34&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. &#8230;&#8230;&#8230;.. 2504                                    6,3</p>
<p>2.42&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. &#8230;&#8230;&#8230;.. 1950                                    9,4</p>
<p>3.11&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.          Atterrissage.</p>
<p>On voit combien le refroidissement fut considérable au moment de la plus grande phase. A partir de cet instant le ballon s&#8217;éleva pour ainsi dire continuellement pour atteindre sa plus grande hauteur à 2<sup>h</sup>34<sup>m</sup> à la fin de l&#8217;éclipse. Les températures étaient évaluées à l&#8217;aide d&#8217;un thermomètre fronde.</p>
<p>Vers 2h, nous pûmes constater un phénomène fort rare en ballon ; nous ressentîmes un vent assez fort dans la nacelle, et la flamme qui, suspendue au corps de l&#8217;aérostat, s&#8217;était jusque-là maintenue immobile, s&#8217;agita violemment. Nous traversions sans doute une surface de discontinuité séparant deux couches d&#8217;air de vitesses différentes, et le vent que nous ressentions prouvait combien peut être limitée la zone de transition, puisque la nacelle et le ballon semblaient se trouver dans deux couches distinctes.</p>
<p>L&#8217;atterrissage eut lieu à 3<sup>h</sup>11<sup>m</sup> sous l&#8217;habile conduite de notre pilote, au delà de Bergerac, à plus de 120<sup>km</sup>, à l&#8217;est exactement du point de départ.</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">Les hauteurs ont été   déduites des indications fournies par un baromètre holostérique et corrigées   à l&#8217;aide des mesures de triangulation.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Le ballon était pointé simultanément et tous les quarts d&#8217;heure par MM. Kromm et Godard. Le premier pointé eut lieu à midi, le dernier 1<sup>h</sup>15<sup>m</sup>. A ce moment, le ballon se trouvait à 40<sup>km</sup> du point de départ. Les hauteurs fournies par la triangulation ne concordent d&#8217;ailleurs pas avec les indications barométriques, mais les différences observées se produisent toujours dans le même sens et croissent régulièrement avec l&#8217;altitude, ce qui permet de faire dans de bonnes conditions les corrections nécessaires. Les hauteurs déduites de l&#8217;observation du baromètre sont trop fortes et l&#8217;erreur atteint près de 100<sup>m</sup> à 1000<sup>m</sup> d&#8217;altitude. Ceci montre que, dans les ascensions où l&#8217;on tient à quelque précision dans l’évaluation des hauteurs, les indications fournies par le baromètre sont insuffisantes et il faut de toute nécessité recourir alors aux méthodes de triangulation.</p>
<p>On vient de voir combien le temps fut défavorable à nos projets et à nos observations. La pluie au départ fut une circonstance particulièrement fâcheuse. Elle nous obligea à mettre dans la nacelle les sacs de lest qui auraient trouvé naturellement leur place sur le pourtour extérieur si le temps eût été sec. L&#8217;embarras qui en résulta ne fut pas étranger à l&#8217;accident qui amena la rupture du thermomètre actinométrique. De plus, à cause même de la surcharge considérable que nous avions reçue de ce fait, nous ne pûmes monter qu&#8217;à 2500<sup>m</sup>, tandis que nous aurions atteint facilement sans cela une altitude de 3500<sup>m</sup> à 4000<sup>m</sup>, et dépassé les couches de nuages qui nous cachèrent le Soleil à partir de 1<sup>h</sup>15<sup>m</sup>, c&#8217;est-à-dire un peu avant l&#8217;instant de la plus grande phase.</p>
<p>Mais cette ascension n&#8217;aura pas été inutile. En dehors des observations que nous avons pu obtenir, elle nous a convaincu que les mesures actinométriques faites en ballon, surtout par des temps calmes, sont susceptibles d&#8217;une précision presque aussi grande que sur la terre ferme. Or l&#8217;intérêt de ces mesures en temps ordinaire, et à plus forte raison pendant les éclipses, est indiscutable. M. Violle, dont la grande autorité en cette matière est incontestable, en a, à maintes reprises, signalé l&#8217;importance. Aussi j&#8217;espère pouvoir, au cours de futures ascensions, entreprendre de nouvelles recherches dans ce sens et faire en ballon, à des intervalles de temps rapprochés et des altitudes différentes, de nombreuses déterminations actinométriques. Peut-être pourrait-on obtenir par cette voie des déterminations plus précises de la constante solaire et de l&#8217;absorption atmosphérique.</p>
<p>Je ne terminerai pas sans adresser <em>à l&#8217;Aéro-Club du Sud-Ouest </em>mes plus vifs remerciements pour l&#8217;empressement qu&#8217;il voulut bien apporter à l&#8217;organisation de cette ascension scientifique. Cette vaillante Société comprit qu&#8217;à l&#8217;occasion de l&#8217;éclipse elle pouvait faire œuvre utile. En mettant à la disposition de l&#8217;Observatoire de Bordeaux le plus bel aérostat dont elle dispose elle montra combien elle était désireuse de contribuer, et dans toute la mesure de ses moyens, aux recherches scientifiques dont l&#8217;éclipse du 3o août pouvait être l&#8217;objet. Nous devrions l&#8217;en féliciter si nous n&#8217;avions à la remercier.</p>
<p>Pendant que s&#8217;accomplissaient dans la nacelle de la <em>Belle-Hélène </em><em>les </em>observations dont on vient de parler, on exécutait à l&#8217;Observatoire même des observations d&#8217;un autre genre ; mais ici encore le mauvais état du ciel ne permit pas de réaliser le programme que l&#8217;on s&#8217;était tracé. Outre les nuages existant dans le ciel avant le commencement de l&#8217;éclipse, d&#8217;autres se formèrent sur place à la faveur du refroidissement qui se produisit au moment de la phase maxima. Le premier contact qui devait se produire à 0<sup>h</sup>0<sup>m</sup>12<sup>s</sup> ne put être observé. Le dernier contact qui, d&#8217;après les calculs de M. Kromm, devait avoir lieu à 2<sup>h</sup>35<sup>m</sup>46<sup>s</sup>,6, fut observé par M. Doublet à l&#8217;équatorial de 14 pouces et par M. Godard dans une lunette de 1o8<sup>mm</sup> appartenant à M. Bayard. Ils ont obtenu pour l&#8217;heure de ce contact :</p>
<p style="text-align: center;">Temps moyen Paris.</p>
<p style="text-align: center;">h     m   s</p>
<p>MM. Doublet &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. 2.35.43</p>
<p>Godard&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. 2.35.48</p>
<p>ce qui concorde parfaitement avec l&#8217;heure prévue.</p>
<p>Des aides volontaires ayant bien voulu prêter leur concours à l&#8217;Observatoire, on put faire également pendant l&#8217;éclipse des observations météorologiques et magnétiques dont les résultats sont indiqués dans le Tableau suivant :</p>
<p>Heures                                     Température                    Etat                                  Variation de la</p>
<p>&#8212;                                             extérieure<a href="#_ftn1">(1)</a>.             hygrométrique<a href="#_ftn2">(1)</a>.   déclinaison magnétique<a href="#_ftn3">(2)</a>.</p>
<p>Temps moyen Paris.</p>
<p>h   m                                         o</p>
<p>11.55&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;..             19,4                         0,67                     +0,1</p>
<p>0.  5&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.             19,4                         0,60                      -0,1</p>
<p>0.15&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.             19,2                         0,58                      -0,6</p>
<p>0.25&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.             18,8                         0,66                      -1,1</p>
<p>0.35&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.             18,4                         0,61                      -1,3</p>
<p>0.45&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.             18,4                         0,59                      -0,1</p>
<p>0.55&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.             18,1                         0,61                      -0,1</p>
<p>1.  5&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.             17,9                         0,64                      -0,1</p>
<p><strong>1.15</strong>&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;..             17,6                         0,65                      -0,2  phase maximum</p>
<p>1.25&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.             17,4                         0,67                      -0,1</p>
<p>1.35&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.             17,0                         0,73                     +0,2</p>
<p>1.45&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.             17,5                         0,68                     +0,2</p>
<p>1.55&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.             19,0                         0,63                     +0,8</p>
<p>2.  5&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.             19,2                         0,61                     +0,7</p>
<p>2.15&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.             19,4                         0,60                      -0,1</p>
<p>2.25&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.             19,8                         0,57                     +0,1</p>
<p>2.35&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.             20,3                         0,56                     +0,9</p>
<p>2.45&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.             20,4                         0,54                     +0,9</p>
<p>Le signe – dans la colonne « Variation de la déclinaison magnétique » indique que la déclinaison diminue.</p>
<p>Le refroidissement produit par l&#8217;éclipse est nettement caractérisé par un abaissement qui atteint 2° dans la température extérieure, mais l&#8217;état hygrométrique a subi des variations irrégulières dues surtout à l&#8217;état troublé de l&#8217;atmosphère. En particulier, l&#8217;averse qui s&#8217;est produite à 1<sup>h</sup>30<sup>m</sup> a eu comme conséquence immédiate un relèvement assez brusque de l&#8217;état hygrométrique.</p>
<p>Il paraît difficile de dégager une loi dans la variation de la déclinaison magnétique. Il s&#8217;est produit un minimum 40 minutes avant la phase maxima, la déclinaison a crû ensuite d&#8217;une façon à peu près régulière jusqu&#8217;à la fin de l&#8217;éclipse.</p>
<p>Le baromètre n&#8217;a pas indiqué de variation sensible.</p>
<p>Il a été fait enfin des observations photométriques en vue d&#8217;obtenir la variation d&#8217;éclairement du ciel avec la phase de l&#8217;éclipse. La méthode employée est une méthode photographique, mais les résultats obtenus ont été faussés par une variation continuelle de la nébulosité.</p>
<p>Toutes ces observations ont été considérablement facilitées par le concours complaisant de MM. Bayard, Rivière, Sciota, de M<sup>mes</sup> Baudeuf, Chateney, Ducos, Gelis, et l&#8217;Observatoire ne saurait trop les en remercier.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">(1)</a> Observations faites par M. Sciota, instituteur.</p>
<p><a href="#_ftnref3">(2)</a> Observations faites par M. Rivière, instituteur.</p>
<p><a href="http://www.sauvonslemuseeaquarium.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/12/Ballonesclangon.pdf">Télécharger la communication d&#8217;Ernest Esclangon </a></p>
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		<title>René Quinton</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Oct 2009 16:34:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les chercheurs ayant fréquenté le Musée-Aquarium]]></category>
		<category><![CDATA[René Quinton]]></category>
		<category><![CDATA[Quinton]]></category>

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		<description><![CDATA[René Quinton, savant naturaliste, physiologiste et biologiste.
En 1896, l&#8217;observation d&#8217;une vipère engourdie par le froid lui révélera une vocation de biologiste qu&#8217;il va appuyer sur une conception tout à fait originale et qu&#8217;il résumera dans un texte intitulé : Les deux pôles foyers d&#8217;origine. Origine australe de l&#8217;homme.
« Un problème grandiose hante son cerveau : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>René Quinton, savant naturaliste, physiologiste et biologiste.</p>
<p>En 1896, l&#8217;observation d&#8217;une vipère engourdie par le froid lui révélera une vocation de biologiste qu&#8217;il va appuyer sur une conception tout à fait originale et qu&#8217;il résumera dans un texte intitulé : Les deux pôles foyers d&#8217;origine. Origine australe de l&#8217;homme.</p>
<p>« Un problème grandiose hante son cerveau : « Quel est l’ordre d’apparition des espèces vivantes ? Où ont-elles pris naissance ? A travers leur évolution quelles traces gardent-elles en leur être intime du milieu originel qui les immergeait. » A ces questions, par un effort de synthèse qu’il poursuivra toute sa vie, il donne une réponse : le milieu dans lequel vit la cellule d’un animal a même composition chimique et même température que le milieu dans lequel est née, à son origine, l’espèce à laquelle il appartient. Du moins, cela est vrai approximativement, pour les animaux à sang chaud, dont l’organisme est capable de lutter contre l’abaissement de la température. Ainsi il peut, par l’étude chimique et thermique de leur sang établir dans le temps, l’ordre d’apparition des espèces, indiquer par avance la température d’une espèce quand on sait celle d’une espèce contemporaine… Il faut lire, dans les travaux de Quinton, cette sorte de poème épique que constitue pour lui l’apparition dans le temps des espèces successives, leur naissance au pôle, leur descente vers l’équateur, la genèse de l’oiseau, le dernier né, postérieur à l’homme. »</p>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_175" class="wp-caption aligncenter" style="width: 460px"><a title="Le monument Quinton à Cheaumes en Brie" href="http://www.sauvonslemuseeaquarium.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/10/Quinton10.jpg" rel='gb_imageset[rene-quinton]'><img class="size-medium wp-image-175 " title="Le monument Quinton à Cheaumes en Brie" src="http://www.sauvonslemuseeaquarium.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/10/Quinton10-450x289.jpg" alt="Le monument Quinton à Cheaumes en Brie" width="450" height="289" /></a><p class="wp-caption-text">Le monument Quinton à Cheaumes en Brie</p></div>
<p><a href="http://www.sauvonslemuseeaquarium.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/10/museeaquarium02a1.pdf"></a><a href="http://www.sauvonslemuseeaquarium.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/10/Renequinton.pdf">En savoir plus  (texte mis à jour : le 13 novembre 2009)</a></p>
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