Nous apprenons que les 16 ou 17 novembre prochain se tiendront à Arcachon des réunions publiques au sujet du futur pôle océanographique.

Deux réunions où l’on va tenter de nous justifier l’injustifiable : la démolition de notre Musée-Aquarium historique.

A ceux qui vont se faire les complices de cette mauvaise action, nous avons envie de leur opposer cette réponse faite par le premier maire de la ville à un administré qui l’avait accusé à tort d’être impliqué dans l’un des premiers saccages dont notre chère ville est si souvent la victime : l’arrachage des chênes qui bordaient, jusqu’en 1852, l’allée de la Chapelle.

« Cette fatale destruction ne fut pas seulement considérée comme un acte de vandalisme ; on la prit, en outre, pour un sacrilège, car elle apparaissait à tous comme une insulte à notre pèlerinage quatre fois séculaire ; et, dans le pays, ceux qui en ont assumé sur eux la responsabilité, sont encore, depuis dix ans, l’objet, je ne dirai pas de la réprobation, mais de l’exécration universelle[i]. »

[i] Alphonse Lamarque de Plaisance, Réponse à la brochure de M. Aldabert Deganne, Imprimerie Générale de Mme Crugy, Bordeaux-1862, p. 57-58.